Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Jelentés a Fővárosi Ókortörténeti (Aquincumi) Múzeum kutatásairól és szerzeményeiről az 1945-1948. évek folyamán 303-331

JÁNOS SZILÁGYI RAPPORT SUR LES RECHERCHES ET LES NOUVELLES ACQUISITIONS DU MUSEE MUNICIPAL D'HISTOIRE ANTIQUE (AQUINCUM) DE 1945 À 1948 Sur le territoire de la briqueterie Bohn [Victoria] on avait déjà découvert un certain nombre de monuments antiques et médié­vaux [fig. 1]. En été 1948 la briqueterie a fait creuser un fossé pour un conduit d'eau. Au Cours de ces travaux on a retrouvé le coin d'un sarcophage; suivant cette trace, nous avons mis au jour quatre sarcophages dont deux étaient intacts [fig. 2a-b]. Dans tous les quatre cas le champ réservé à l'inscription était vide. Les trouvailles accessoires étaient peu nombreuses ; ce fait négatif caractérisaient bien l'état économi­que des habitants de jadis, leur caractère ethnique [?], leur civilisation matérielle d'allure peu romaine, voire leur misère. Dans le premier sarcophage il y avait cinq squelettes, rangés en deux couches. Les squelettes supérieurs représentaient une période d'enterrement nettement distincte de celle des squelettes inférieurs. Ceux-ci se trouvaient dans l'humus noir de l'antiquité, tandis que ceux-là gisaient dans une couche argileuse. Comme trouvailles accessoires, nous n'avons à signaler que celles apparte­nant au squelette de femme de la série inférieure : les débris d'un bracelet de fer sur le bras, une petite chaîne d'or à la hauteur de la hanche, un collier de perles, et deux petites boucles d'oreille en or, qui se trou­vaient à une certaine distance du squelette [peut-être leur éloignement était-il dû aux fouilles effectuées par les pilleurs delà tombe Cf. fig. 3]. Dans le sarcophage plus petit il n'y avait qu'un seul squelette et les débris décomposés d'un vase de verre ou d'argile. Dans l'autre sarcophage intact, c'est-à­dire non pillé par des profanateurs antiques, nous avons retrouvé près de l'os humerai d'un des squelettes trois amulettes d'or [fig. 3], un objet cylindrique, une bulle ronde et un anneau heptagonal [le 7 était un nombre magique!]. Notre ancêtre super­stitueux portait au cou ces objets enfilés sur un fil ou une chaîne. Tous ces sarcophages semblent être en relation avec une maison d'habitation [ou cimetière], dont un mur a été traversé par le fossé destiné au conduit d'eau. Parmi les débris de ce mur il y avait aussi des morceaux de briques ; sur un de ces derniers on pouvait déchiffrer la marque suivante : [a] P (parante) LV(pp)0 [ordinario] »par ordre du centu­rion Luppus«. Selon le témoignage de cette brique l'édifice doit remonter à la fin du IV e siècle ; on peut proposer la même date pour cette partie du cimetière et pour l'usage des sarcophages. Dans certains cas il s'agit d'une seconde utilisation [fig. 5]. Dans le voisinage du Musée nous avons exploré les restes de la muraille septen­trionale de la ville civile d'Aquincum dans une longueur d'environ 200 m.; il est curieux de noter qu'on ne pouvait démontrer les traces d'une tour que .devant le coin du mur. La route séparant le mur de la première rangée de maisons avait été cailloutée [fig. 327

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