Budapest Régiségei 15. (1950)

Nagy Tibor: A sárkeszi Mithraeum és az aquincumi Mithra-emlékek 45-120

(le spécimen le plus ancien en est un relief de Gross-Krotzenburg) . Da répartition des monuments de ce genre nous permet d'établir que ce groupe formé par des animaux symbo­liques ne s*est pas introduit dans l'art mithriaque en Orient ou en Italie, autant de foyers ancestraux des mystères, mais dans les régions périphériques où la mithriacisme ne tarda pas à se recruter des adeptes. On peut affirmer avec une grande chance de probabilité que le groupe du lion et du kantharos dérive de l'art dionysiaque. Scène 12. On y voit un homme s'avançant à droite et levant ses bras recourbés. Son costume n'est plus discernable, mais il paraît qu'il ne porte pas de bonnet. A propos de la tenue des mains, la meilleure analogie nous est fournie par un fragment de Sarmizégéthusa (Mon. 173, c. 2°). Cette scène relativement rare (cf. Mon. 253, 1, Arch. Anz. 1940, col. 63, fig. 13) figure aussi sur un disque de marbre de Brigetio que nous publions ici pour la première fois (fig. 9). Sur ce tableau décoré de beaucoup de scènes (hauteur : 9 cm, largeur : 7 cm, épaisseur : 3 à 3*2 cm), l'immolation du taureau est entourée d'une couronne de laurier et les scènes accessoires sont rangées autour de ce médaillon. Quant au groupe ßov&vrovaa, on n'en a retrouvé que la figure de Cautes tournant le visage à gauche et tenant l'arc dans le main gauche. En de­hors de la couronne, on peut reconnaître la scène de Mithra petrogenitus et, au-dessus de celle-ci, une figure d'homme faisant un pas à droite. Ce dernier porte . une tunique aux manches longues et un bonnet phrygien. Il lève les bras un peu au-dessus de la tenue horizontale du haut du bras, avec le geste d'un observateur étonné ou d'une personne qui paraît surprise. 44 Au point de vue icono­graphique cette figure est identique à celles que nous venons de signaler ci-dessus, quoique son apparition dans le voisinage de la scène de la naissance du rocher semble renvoyer de prime abord à la scène des bergers. Il faut pourtant remarquer que 44 Voir la tenue analogue des mains dans le cas d'un homme représenté sur le relief de Kour­towo-Konare. le geste de cet homme diffère sensiblement de la tenue des personnes quij figurent dans la scène des bergers (cf. Mon. 194, c. 6 ; 195, 214, c. 5°). De fragment de Brigetio ne reflète certainement pas la position primi­tive de ce personnage ; selon le témoignage d'autres monuments, on le rencontre deux ' fois devant la série d'images de Sol-Mithra et trois fois devant la scène de l'Investiture. Ces deux dernières dispositions permettent d'établir jgue la figure en question est à ranger dans le second cycle des gestes de Mithra. Malheureusement la signification symbolique de cette figure nous échappe ; est-ce unMithra détaché d'une série incennue d'images? Quoi qu'il en soit, il est certain que cette scène, attestée uniquement par des monuments originaires de la vallée du Danube, doit renvoyer à un détail des mystères qui était particulièrement répandu dans ces parages. Scène 13. C'est Y Investiture ; la manière dont elle est représentée n'a rien de spécial. Mithra avance le pied gauche et tient dans sa main droite étendue un objet recourbé en forme d'arc. 45 Celui-ci est placé au-dessus de la tête du dieu solaire qui, étendant hori­zontalement les bras, s'agenouille devant Mithra. Des costumes ne sont plus discer­nables. L'iconographie de cette scène peut être rapprochée de quelques tableaux danu­biens (Mon. 125, c. 1°; 137, b. 2; 166, b, 2°), mais aucun d'eux ne fournit une analogie parfaite. D'après les dernières recherches de Cumont 48 le sens religieux de cette scène est bien clair. Après l'acte de création, indiqué par l'immolation du tau­reau, Mithra remet au dieu solaire le Chwa­renah iranien 47 , c'est-à-dire la force divine, 45 I^e même objet se retrouve sur la plupart des monuments. On rencontre parfois le rhyton ou le bonnet phrygien (T. et M. p. 172, note 6, Rev. arch. 1933, p; 187). Dans la scène analogue du relief de Virunum A. Dieterich (Bine Mithras­liturgie, p. 377) a reconnu l'omoplate du taureau. Cf. la fronton d'un autel d'Aper à Poetovio (Hof filler —Saria, n° 313) ou, auprès des pieds de Mithra, on a sculpté le tibia du taureau. 46 Rivista di filol. N. S. XI, 1933. pp. 145—54, The Excavations at Doura-Europos, VII — VIII, p. 107. 47 Voir là-dessus H. S. Nyberg, Die Religionen des alten Iran (Mitteil. d. vorderasiat.-egypt. Gesell­schaft, 43, 1938). p. 71, ss et passim. . , 114

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