Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma 237 matin à mon réveil ma boisson, qui ressemble un peu à du ratafia i). elle n’est pas trop mauvaise, je me porte très bien à la reserve de mes jambes, qui me font un mal enragé, je crois, que c’est d’avoir joué hier environ une heure debout sans bouger, ce n’est pas un grand mal. ainsi j’espere, que vous n’en serés pas inqüiet(t)e(s). X. 4. [Vor Weihnachten 1762.] Bonsoir, chere Soeur, c’est pour vous dire adieu, que je vous écris, car de 3 jours je n’aui'ai le bonheur de vous voir, si ce n’est un peu de loin et encore comment? dans la devotion jusque(s) par dessus les yeux, à la vérité vous ne perdés pas grand’ehose à ne me pas posséder, si je suis d’aussi mauvaise humeur(e) q’aujourdui. je suis malade comme un chien, le derrière me fait mal et si l’on m’avoit donné cent coups de baton, je ne pour[r]ois etre plus rouée que je ne le suis. Adieu, je vous donne ma parole d’aller aux exercices sans en ecouter un mot. je voudrais, que tout le genre humain fut détruit ou. pour mieux dire, je voudrois pouvoir me casser la tete d’un coup de pistolet, si vous n’entendés pas parler de moi jusqu’à jeudi, c’est par sainteté, adieu, plus de visites, des billets, des moucheries, au revoir la veille de Noel. priés Dieu, qu’il me veulle sage. X. 9. J’ai oui dire toute ma vie, que quand on aime les gens, on est curieux de sçavoir de vos nouvelles, or quand je me suis mise en tete, que vous etes de ce nombre à mon egard, je vous dirai, que je me porte fort bien et aurois très bien dormis, si à onze heures je n’eusse été couchée mal à mon aise, à minuit je n’eusse eu trop chaud, à une heure trop froid, à 2 heures un reve, à 3 la colique, à 4 la crampe, à 5 fort soif, à 6 et demie M'\ Rauschin * 2) pour me faire lever, tous ces accidens ont un peu troublé mon sommeil, aussi je compte, que de 9 heures que j’ai été au lit, j’en ai dormi environ la moitié, adieu, je compte encore vous embrasser aujourdui. ainsi ce n’est qu’en attendant que je le fais par écrit, j’ai mes meditations, vous les aurés peut etre lundi. X. 22. La Erdödy, chere Soeur, ne fait que se moquer de moi à cause de l’economie, que je fais en papier, ce dont je vous accuse c’est que je ne le serai pas demain en baisers, car je suis trés disposée à vous etouffer à force caresses, ce qui ne vous surprendra pas, puisqu’on dit, que cela est naturel aux singes, je grille de vous voir, vous avés raison pour le dejeuner et pour St. Etienne, je ne crois pas, que j’y aille à cause de la quantité de monde et peutetre meme de rougeole qu’il y aura. Me. d’Erdôdy vous fait dire, que le dejeuner est son idée et pour St. Etienne l’Archiduc y avoit déjà pensé. Adieu, cher coeur, je vous embrasse et fait(!) dire à la Wasqués, qu’elle a raison de ne pas vouloir etre seule pour nous pouvoir séparer, car il pour[r]oit bien arriver, daß mir uns tod küsteten. je n’ai pas encore le compte de la table signé, je vous assure, qu’elle ne coûte pas un sol d’avantage. X. 32. [à] Bonjour [à] vous, je ne suis pas encore morte, puisque vous voyés, que j’écris, quoique ne vous y trompés: vous recevrés de mes billiets post mortem, mais il ne seront pas aussi petits que celui-cy et un grand Cachet en faira la dif­1 ) Stark gezuckerter Likör. 2) Clara Rauschin, Kammerdienerin.

Next

/
Thumbnails
Contents