Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)
HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma
Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma 233 toutjours endormie, en ne pensant à rien, et le moment d’après ma soeur Jeanne m’a reveillé, voilà le train que j’ai fait hier au soir depuis (h)once heures, que je me suis endormie, jusqu’à deux et un quart. Après quoi, j’ai pris le parti, de peur de m’incommoder, de ne me pas absolument pouvoir rendormir jusqu’à 5 ou 6 heures, que j’ai été assoupie jusqu’à 7 que je me suis levée. Adieu, je vous baise ainsi que la Vasqués de tout mon coeur. VI. 3. [Dezember 1762] Bonjour, chere Soeur, comme vous n’aurés pas encore reçu le billet, parceque l’Emp., dont toutjours je m’en vais vous donner les nouvelles, qu’il contient; ma Soeur Jeanne a eu une nuit très inquiet(t)e sans connoissance et toussant, à 3 h. la respiration est devenue plus libre et à cette heure elle l’est entièrement, la fievre n’est pas plus forte, ainsi nous nous tirerons d’affaire. Adieu, chere Soeur, je vous baise, à 9 h. est le conseil, je vous fairoi dire, quand il commence, vous pou[r]rés venir, quand il vous plaira, je vous embrasse./. VI. 28. [Dezember 1762] Voici des choses utiles et magnifiques, que je viens d’acheter et que je prend [s] la liberté de vous presenter: un miroir, une chaise percé[e] et mon coeur, voilà ce qu’il vous faut. Adieu, ma soeur Jeanne va à peu prés de meme, plustot plus mal. je vous baise et la Wasqués aussi, j’espere que la brouillerie de cette nuit n’influera pas sur notre amitié, c’est qui est du sur c’est que je ne suis aujourdui avec la Erdödy à cause de vous./. X. 33. [Dezember 1762] Bonjour, chere Soeur, comment vous portés vous? comment avés vous dormi? pour moi pour m’eviter la peine de mal dormir, j’ai été eveillée la plus grande parti de la nuit, j’ai pourtant dormi assés pour n’etre pas tout à fait hors d’état de paroitre. je suis cependant, comme si l’on m’avait donné cent coups de baton par le corps. Adieu, chere Soeur, la Jeanne va mieux, je commence à esperer. je vous embrasse et baise dé tout mon coeur, car ,de toutes mes for- ces’ne seroit pas beaucoup dire, le bonjour à la Wasqués, faites moi dire, comment elle se porte et comment se porte ma Soeur Josephe . IX. IX. 16. [Dezember 1762] Ne croyés pas, chere Soeur, etre la seule à recevoir des baisers de l’Imp. sur la bouche, je puis vous en offrir d’autant. Je suis assés contente de ma Soeur Jeanne et je commence meme à me flatter, qu’elle ne mourra pas. j’imagine, qu’elle en sera bien aise et moi aussi, car j’en serois desolée de toute façon, pourquoi ne suis-je à sa place? la mort est une bonne chose, je vous jure, que de ma vie je n’y ai réfléchi plus serieusement qu’à cette heure, je m’en suis représenté toutes les horreurs bien à loisir et en detail, mais j’avoue aussi, que cela, bien loin de m’en degouter, m’a plus que jamais fait desirer de mourir. Dieu voit mon coeur, il connoit le désir, que j’ai et ai toutjours eu de le bien servir, il voit, que je suis coupable de bien plus par étourderie que par volonté, il lit le regret, que j’ai de n’avoir pas profité de ses graces et le désir de quitter une vie, dans laquelle malgré mes efforts je l’offenserai tous les jours, je lui en fait (!) le sacrifice de tout mon coeur malgré les repugnances de la nature, je dois donc esperer dans sa miséricorde infini. Après cela vous jugés, que la mort me seroit chere, le seul regret de vous quitter est la peine, que je ne puis