Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

234 Josef Hrazky IX. 16 a. presque surmonter, ce qui me consoleroit, c’est que je vous laisse dans le bon chemin, que je ne doute pas, que vous ne sériés fidele à Dieu, que par là il vous donneroit ses graces et que vous parviendrés, quoique peut etre après bien de peines, au bonheur eternel, qui vous les ferait regarder comme bien legeres, qu’ai-je à faire dans le monde? je n’y suis utile à rien, je n’y fais que du mal. plus j’y vis, plus je trouve et je mets d’obstacles à mon salut, ainsi s’il etoit permis de se laisser mourir, je serois bien tentée de le faire, peut etre meme Dieu me fera-t-il la grace de m’en tirer bientôt. Adieu, je vous embrasse.. le bonsoir à la Wasqués, ne lui montrés pas ce billet, il faut absolument, que je vous parle, vous ne me gronderés peut etre pas alors d’avoir écrit si noir. XI. 14. [Dezember 1762] Je suis très embarassée, chere Soeur, à vous écrire, car je suis dans l’incer­titude, si je dois le faire blanc ou noir i)- je me bornerai à vous racconter la nuit et les nouvelles, que j’ai eues sans reflections de ma part, ma Soeur Jeanne a mieux dormi(s), c’est à dire: plus longtems de suite que de coutume; elle a encore purgé, son sommeil n’a pas été tranquille, cependant ce matin elle assure, qu’elle se sent encore mal. elle est très faible et ne se plaint plus d’aucune douleur, la fievre subsiste au meme degré, tirés en vos consequences, comme vous voudrés, pour moi je ne puis rien dire. Adieu, à 11 h. la conference, j’irai chés vous ou vous viendrés chés moi, comme bon vous semblera, faites moi dire, comment vous vous portés. Adieu encore une fois, je vous embrasse. VIII. 37. [Dezember 1762] Ma Soeur Jeanne ne se porte du tout pas bien, gare à une scene, comme il y en a eu. il y a une consulte à l’heure qu’il est. Wanswiet est de très mau­vaise humeur. l’Imp. y est, la malade a parlé toute sorte de langues toute la nuit, elle a une terrible chaleur sans la moindre transpiration, voila mes nouvel­les. XI. 13. [Dezember 1762] Ma Soeur Jeanne vit encore, chere Soeur, et vivra meme jusqu’à Dimanches), elle a eu une nuit fort inquiet(t)e, elle est avec cela assoupie et reve con­tinuellement. cependant, quand on lui parle, elle reconnoit, mais un moment après elle a tout oublié, le denouement n’a pas continué cette nuit, il faut voir, s’il reprendra ou non, car s’il reprend, elle durera un peu plus, sans cela gare la gangraine dans les boyaux, tout ce que je puis vous dire c’est qu’à moins d’un miracle elle n’en rechap[p]e pas. vous sçaurés sans doute, que les ves- sicatoires ont trés mal tiré et seulement à une jambe. Adieu, je suis rouée, quoique j’ai passablement dormi(s). au revoir à 10 h. et l/2. c’est moi, qui tient la grand messe, je suis enchantée, que l’Imp. se menage, elle n’a pas cependant la moindre alteration. Je vous embrasse de toute mon ame. XI. 6. C’est de la chasse que je vous ecri[s], quoique j’ai assés bien tiré et que celà dut me procurer le plaisir, qui derive de l’amour propre, je pense toutjours, que je ne vous ai pas et des lors tout m’ennuie, le gros sanglier est mort, un 1 2 1 ) optimistisch oder pessimistisch. 2) Erzh. Johanna verschied am 23. Dezember 1762.

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