Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma 231 seconde, qui pour(r)oit à la fin me mettre au lit, duquel vous allés, j’espere, sortir dans peu de jours, et il seroit affreux, que cela m’empechat de vaquer à l’emploi, dont l’Imperatrice m’a honoré, de prendre garde à votre convalescence, ainsi pardonnés moi, si j’ai eu quelques torts envers vous, ma faute est excusable, quoique je dusse etre rassurée sur votre compte par des marques d’heureux augure, je vous aime trop pour ne pas trembler et j’ai trop tremblé pour pouvoir etre sur le champ tranquille, mais idées noires sont la cause de notre brouillerie, que les blanches, qui vont l’emporter, soient le lien, qui nous raccommode ou du moins ma bonne foi. je n’ai pu vous dire, que j’étais tranquille, parceque j’étais agitée entre la crainte et l’espoir, je n’ai pu vous dire, XI. 15 a. que je craignois, puisque je eommençois à me flatter, voici tous mes aveus, pardonnés moi donc, trop aimable furie, c’est un titre, qui convient à quel­qu’un, qui traite aussi mal la plus sincere amie, ainsi ne vous en scandalisés pas. Adieu sans rancune, portés vous bien, et s’il est dit, qu’il faut, que vous viviés, aimés moi toutjours à la mort, j’aurois désiré vous faire oublier notre amitié en vie. nous ferons un double bien, en conservant les noeuds, puisque nous nous serons utiles en cette vie et j’espere pour l’eternité. Amen, je crois, que la fin de ce billiet ressemble assés à un sermon pour y pouvoir mettre Amen pour conclusion, mais saintement ou diaboliquement, je vous aime et aimerai(s) jusqu’au tombeau, le bonsoir à la Wasqués. XI. 17. Ich bin untröstlich, mein Engel, daß ich nicht zu dir gehen kann, aber der Lyotard i) mahlet mich jetzt und ich darf ihm nicht verlassen, das seyen Unglücke, um sich zu hencken. was kann ich aber darvon? die angenehmsten augenblicke verliere ich, ich möchte gern weinen; weil es doch nicht recht were zum portrait, so muss ich mich trösten, ecrivés moi, je vous prie, pour me consoler un peu, je puis meme vous faire chercher, j’ai pour tant bien de choses à sçavoir, si vous me pardonnés de ne pas venir chés vous, de n’avoir pas encore votre role et ainsi du reste. Adieu, mandés moi tout, je vous baise et vous aime. VII. 21. [6. X. 1762] Pour aujourd’hui, chere Soeur, je vous dévance sûrement, j’ai été très sage hier à l’opéra 2), je n’ai été occupée que de la beauté de la musique et de faire des schnürl 3) sans peines, un moment noir il y a fait trés chaud, vous sçaurés peut-etre déjà, que pour que vous ne me puissiés accuser d’infidelité, j’étois entre l’Archiduc et mon frere Leopold, je vous avoue meme, que je n’aurois pu y souffrir personne d’autre, car j’aurois toutjours pensé: qu’est devenu ma chere Euridice? et j’aurois pleuré autant qu’Orphée dans l’idée seule, que vous etes mortelle. Adieu, je vous baise, je pars à huit heures pour le Caveau 4), d’ou je reviendrai toute couleurs de rose un moment au logis, ensuite de quoi vous entre­tenir. XI. 18. [10. XI. 1762] Comme tout ce, que vous voulés, arrive, le conseil est demain et vendredi samedi conference, lundi le St. Leopold, mardi voyage d’Eckarzau 1 2 * 4) pour les hommes. 1 ) Der berühmte Genfer Maler Jean-Etienne Liotard (1702—1789) hielt sich 1761/62 zum zweitenmal in Wien auf. Damals malte er außer Kaiser und Kaiserin auch Isabella, die er schon vor 13 Jahren, also als Achtjährige, in Versailles porträtiert hatte. 2) Aufführung der Oper von Gluck „Orpheus und Eurydice“ am 5. X. 1762. s) Handarbeit zur Herstellung von Wollquasten (Troddeln). 4) Eckartsau, Schloß im Marchfeld.

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