Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

222 Josef Hrazky VIII. 10. Puisque vous voulés souffrir comme une damnée pour le plaisir de souffrir et de souffrir inutilement, à vous permis, mais vous me permettrés, moi, qu’y n’ai d’envie de souffrir de ce que vous souffrirés, de penser jusqu’à lundi au soir, que nous sommes du dernier mal ensemble, et lorsque le lundi au soir on me viendra apporter votre dent, je commencera par vous laver la tete d’importance, apres quoi je me moquerai bien de votre folie. Car pour moi je sçai bien, qu’avant avoir tout éprouvé, je ne m’exposerois pas au danger ou, pour mieux dire, à l’incertitude, que si l’on attrape le point, on est guéri, et que si on le manque, on en a des douleurs pour 15 jours à devenir folle, voila ce, que je sçai de l’aveu des bien des dentistes pour le moins aussi bons que la famille, qui tous s’accordent à dire, qu’ils ne peuvent etre sûr de leur fait. Pour moi: dixi. quand vous votés, que j’ai raison, il sera trop tard et puisque VIII. 10 a. vous etes déjà résolue à la brûler, vous pouvés hardiment la faire plomber demain pour avoir tout essayé, peut-etre cela reussira-t-il. sinon, ce ne sera ni pire ni mieux, car vous souffrirés, je vous en répond. Adieu, le bonjour à la Vasqués. Vous me faites dire, que je suis krantik. j’ai raison de l’etre, quand je vois les ânes et les fols faire des délibérations, que je répond qu’ame qui vive et vous meme ne vous aviserés de votre vie de faire, quand vous l’aurés éprouvé. Ce m’est assés egal, mais crainte d’attendrissement je ne vous baise pas meme en écrit. IX. 10. C’est dans l’incertitude de vous voir, chere Soeur, que je vous écris, car l’Emp. part à 10 h. pour la chasse et l’Imp. à la meme pour chés le Cardinal, je tacherai du moins de faire un sault chés vous pour vous baiser, j’ai été encore assés malade hier au soir, je n’ai pas dormis aussi tranquillement que de coutume, mais je me porte assés bien à present et ma promenade me guérira sûrement de tous mes maux, à propos, Mariano ') m’a grondée comme un pauvre chien, parcequ’il dit, que je ne me dissipe pas assés et qu’à la fin je deviendrai mélan­colique et que je maigris déjà, de reste qu’il faut, que je sorte beaucoup, j’irai ce soir à l’opéra, si je n’ai le bonheur d’etre chés vous, car cela va avant tout, bien plus encore par gout que par devoir. Adieu, faites moi dire, comment va votre tete, votre poitrine, l’estomac, le chaud, le froid, des inquiétudes, le sommeil (le), je vous baise en idée en attendant, que je le puisse faire en réalité. IX. 11. Bonjour, la plus adorable de toutes les creatures, pour aujourdhui je ne puis me dispenser de vous écrire, admirés ma discretion: tant que vous etes coeur expirante, je me suis donné de garde de vous rappeller trop souvent un sou­venir trop cher1 2), je me suis donc contentée d’aller vous voir, à present que je vous crois persuadéè, que vous n’allés pas mourir sur le champ, me revoici 1) Arzt. 2) Hinweis auf Marie Christinens unglückliche Neigung zu Prinz Ludwig von Württemberg. Erst seit der Ehe des Prinzen mit Sophie Albertine Gräfin von Beichlingen (Dresden, am 10. VIII. 1762) fühlt sich Christine wieder frei! In diese Zeit fällt wohl das Billet IX. 11.

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