Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)
HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma
220 Josef Hrazky me pariéi-, mon Frere Leop[old] est tout de suite parti, l’autre a voulu rester. l’Imp. l’a un peu regardée du coin de l’oeil et s’est mise à me parler plus bas. j’ai apprécié la faveur et j’en ai ris (sans cop(p)ye.) Adieu, je vous baise. VIII. 29. M.e d’Erdôdy veut, que je vous écrive, que toute ma maladie consiste à avoir les doits estropiés à force de vous écrire mais je n’en fais rien, parce que je ne veux pas vous fâcher et que d’ailleurs il faudroit au moins 20 billets pour vous racommoder, si un ne vous suffit pas pour vous faire concevoir, que je me porte bien et que mon jeune a tant dansé contre mon estomac, que peu s’en est fallu, que je trouve mal, que sur cela je me suis couchée sur le canapé de l’Imperatrice, qu’il est redescendu un peu plus bas, mais que l’on m’a fait manger un morceau de pain, qu’aprés cela je suis retourné au chapelet, que de là je suis revenue dans ma chambre, d’ou je vous ai écrit et que comme mon jeune a assés dansé, je ne veux pas lui faire grimper votre escalier, au reste je me porte bien encore mieux et très bon, si vous ne me concevés pas devenir grosse pour en avoir l’experience. Adieu, bon soir, je vous rebaise encore. Me. Erdpdy se mit à vos pieds, elle joue avec de la cire, qui est déjà tombé à terre, mais elle s’est beaucoup corrigé, car elle n’a pas crié. VI. 10. Comme on ne sçauroit vivre, adorable et adorée soeur, quand on peut se avoir réellement brouillée avec vous, j’aime encore mieux mourir en vous écrivant, mourir de douleur de ne pas obtenir ce que je vais vous demander, que de mourir d’inquietude. Helas, chere Laurette! etoit-ee donc là ce que vous me prepariés pour le 3. me jour de notre mariage, et pouvés vous voir d’un oeil tranquille expirer à vos pieds un amant, un mari, une Soeur, une amie sans flatterie la plus sincere de toutes celles, que vous puissies avoir, un amant innocent, qui n’a cru rien faire, qui put vous offenser, qui languit dans l’attente de l’arret, que vous allés prononcer, qui n’attend que de sçavoir, en quoi il a pu vous déplaire, VI. 10 a. pour reparer au prix meme de mon sang une action, qui a pu vous déplaire. a[p]prennnés moi de grace ma faute, afin que je m’en corrige, que j’ai le tems de la laver pendant toute une nuit dans mes larmes, larmes de regret, d’avoir pu outrager l’objet le plus aimable, le plus aimée. appre[n]nés le moi, dis-je, si vous ne voulés apprendre demain à votre reveil, que le malheureux Zerbin par un coup du sort funeste n’existe plus, qu’il est mort sans regretter la vie, qu’il est mort de desespoir de votre cruauté et que meme en enfer, où son desespoir le précipité, il vivra pour vous aimer, que son tourment le plus grand y sera votre tirannie. mais vous n’en viendrés pas là, vous connoissés trop mon coeur pour ne pas craindre des resolutions trop........ VI. 10 b. ou bien vous me consolerés donc, vous me rendrés la vie et nous nous refai- serons demain de plus belle adieu, mais depechés vous de me tirer de l’état, où je suis, car sans cela adieu tout écrit, tout grand que petit, je ne puis rien faire et même les charmes de la Benting i) que je verrai demain, ne pourroient frapper ma vue. adieu, Eserl, je vous adore, je grille et je vous embrasse./. 1 1 ) Charlotte Sophie Gräfin Bentinek de Röne, geh. Gräfin Aldenburg.