Hajnal István: A Kossuth-emigráció Törökországban, I. kötet (Budapest, 1927)
IRATOK
but principale vers le quel se dirige toute l'activité de nos ennemis, nous osons le dire, de la Sublime Porte Elle Mérne. Hélas si les uns d'entre nous sont privés de toute. activité et de toute influence, si les autres tombent inévitablement comme victimes entre les mains de leurs persécuteurs, la mort de notre cause sera énoncé et la Sublime Porte perdera ä jamais ses meilleurs amis dont Elle pourrait bien se servir pour s'assurer de la victoire sur ses ennemis, qui sont en mérne temps les bourreaux de notre patrie. Et comme nous sommes tout ä fait persuades que rien n'est aussi propre ä détruire tous les efforts utiles que notre corporation pourrait ä l'avenir faire en faveur des intéréts et des projets de la Sublime Porte et ä nous anéantir complétement, que si la corporation que Immigration a formé jusqu'iei fut dissouté et ses membres disperses, nous supplions trés humblement Votre Majesté, de nous permettre en contrepoids aux inspirations contraires dont on ne cesse pas sans doute d'assiéger Votre Majesté, que nous nous prenions la liberté de lui soumettre conjointement, a ses bumbles considerations la declaration unanime de notre corporation '/. ci jointe. 1 Sire ! Que Votre Majesté veuille prefer une oreille gracieuse ä rhumble priére de ceux qu'Elle peut compter parmis ses plus fidéles adorateurs. Qu'Elle veuille ordonner avant tout que nous restions ensemble comme corporation consolidé, qu'il soit permis a nos chefs de nous quitter de temps en temps pour satisfaire aux devoirs sacrés envers Votre Majesté et envers notre patrie; que l'endroit de notre destination ne. soit autant relégué, que nos rapports avec notre pays et le reste de l'Europe nous devienne difficile ou impossible. Si enfin Votre Majesté a déja daigné disposer autrement, si l'internement des quelques uns de nous est déja irrevocableraent decidé, nous supplions Votre Majesté trés humblement, que chacun du reste de Immigration ait le droit, de suivre celles-ci, sans perdre les benefices que le Gouvernement lui a accordés. Nous prions finalement Votre Majesté que si (ce que Dieu veuille empeeher dans sa grace) les événemens politiques prenaient une si fächeuse tournure que Votre Majesté considére non seulement que nos faibles mais fidéles services, ne puissent plus lui étre d'aucune utilité, mais que notre presence mérne dans son Empire lui fut ä charge, que Votre Majesté daigne ajouter a la gloire de nous avoir protégé, celle de n'écouter une seconde fois que la voix de générosité, du courage, de la justice et de l'humanité et qu'Elle veuille bien dans ce cas ^nous accorder ä nous tous les moyens de nous eloigner de ses Etats, pour que chacun cherche selon ses moyens ä assurer autre part son existence. Sire! En aucun cas nous ne cesserons jamais de nous sou-