Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)

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gie déployée par les premiers actes de l'insurrection que les deux tiers du succés dépendent: nous trouverons toujours assez de ressources pour la guerre. Je donnerais toutes les opérations possibles pour mettre deux navires chargés d'armes en mer, sóit pour les déposer, si possible, sur les lieux, sóit tout prés des lieux. Je dépenserais tout l'argent possible en cela et en des agents sűrs voya­geant pour porter la parole aux Hongrois en Italie, aux Croates, partout oü il y en aura besoin. Je cacherais á P[ulszky], aux plus intimes, que nous visons á un mouvement dans l'année. Je chercherais, si je réussissais á ramasser plus de fonds qu'il ne m'en faut, á contribuer aux préparatifs du parti en Francé, parti que je juge aussi sévérement que vous, auquel, depuis 1835, je nie ouvertement la puissance d'initiative, mais que nous ne pouvons pas oublier, qui passe plus facilement que nous tous d'un extrémé á 1'autre et au sein duquel il nous faut opérer un mouvement, ne fut-ce que départemental quand nous agirons. Je penserais beaucoup plus á rendre fort le point de l'Italie sur lequel je me présenterais en face des Hongrois bras dessus bras dessous avec les chefs du mouvement italien, qu'á me rendre fort moi-méme comme si je devais conqué­rir le terrain pour l'insurrection. Je saurais que le terrain est á peu prés conquis: que l'insurrection viendra de l'intérieur; qu'il s'agit seulement de la pousser un peu et de la rendre forte les premiers jours. Tout le resté, sympathies actives, secours etc, nous viendra des que nous aurons agi: et non [du] parlement de l'Amérique, mais de la froide Angleterre. Je vous ai dit mes vues, car il me semble entrevoir que vous suivez un plan quelque peu différent; et il est utile que vous réfléchissiez de temps á autre sur la position. Je cherche á fairé moi-méme, sur l'échelle de mes forces, tout ce que je vous ai indiqué. Mais vous pourriez m'y aider peut-étre plus que vous ne le faites. J'ignore quei degré d'influence vous accordez p. ex. á Pulszky; mais il est clair pour moi que ni lui ni autre n'entendent rien au travail en grand, ni á la position de l'Europe. Je voudrais rí avoir a fairé qu'avec vous. Si je connaissais vos ressources, je vous dirais: Táchez de me fairé cadeau de quelque 200 ou 300 bons pistolets, entremélés de quelques revolvers. Ils me sont nécessaires pour une ville oü il faut des armes courtes. Vous prendriez le prix en bons italiens sur ceux que vous m'aviez promis de prendre. Vous les enverriez d'une maniére sűre á Malte ou mieux encore á Corfou. Mais, comme j'ignore oü vous en étes, j' attends. On se réorganise assez activement en Francé, et cetté fois je me maintiens en contact direct et régulier moi-méme avec le travail, au resté. Avec les géné­raux que viennent á nous, il y aurait une opération décisive á fairé sur un point donné; mais elle exige plus d'argent que je ne peux pour le moment en donner. Je ne pourrais vous détailler cetté opération, qui est arrangée sur le papier, que de vive voix ou par un émissaire intimé á moi. Mais c'est de solde qu'il s'agit, pour un certain nombre de jours. Adieu: j'espére que vous m'écrirez bientőt. God bless you! Votre ami Jofseph] Mazzini

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