Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)

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Et si les Turcs manquent de parole - j 'aurai eu tout le temps nécessaire pour disposer en votre faveur jusqu'au dernier matelot de l'équipage, et mettre á exécution notre projet. On ne peut pas dire votre position entiérement changée car il n'y a pas de déclaration par écrit - mais elle est plus rassurante car l'on peut dire. - Le gouvernement turc semble ne plus vouloir mentir. Moi, par habitude je ne préte foi qu'aux honnétes hommes - je sais que les turcs sont menteurs et tout en leur laissant la gloire de ne pas mentir cetté fois-ci, je me mettrai d'accord avec les officiers du Mississippi. D'aprés nos calculs, le Mississippi ne pourra arriver que le 10 ou plus tard du mois d'aoüt prochain. Mr Homes m'a donné sa parole d'honneur de me tenir á jour de tout ce qui se passera du moment que je serai á bord. Envoyéez moi les lignes d'autorisa­tion pour le Commodore ou le commandant, je ne les ai pas trouve dans votre No. 11. - Cetté autorisation est indispensable. Je n'ai pas non plus trouve la lettre d'introduction pour Mr Marth 7 . Lorsqu'il y a deux mois le Gouvernement Ottoman commenca a m'inquié­ter sérieusement, j'écrivis á mon chef de prendre toutes les mesures nécessai­res pour vous rendre en liberté - tout en lui déclarant que j'aurai travaillé avec toute mes forces jusqu'au dernier moment que j'aurais pu rester au Levant. Je lui fis le recit du bateau arrété et de la tentative avortée á cause de la déclara­tion du congrés de Washington et je lui notai la nécessité d'avoir ici un bateau á vapeur pour pouvoir en disposer au moment favorable. Je recois ces lettres aujourd'hui, et je vous en remets deux pour vous No. 10. et 11 — plus un rapport du 11 — et une lettre de Pulszky No. 12 et 14. ­ouvertes. Mes moyens de correspendance avec l'Europe ont toujours été sűrs, mais les réponses cetté fois-ci, pour plus de sűreté ont été envoyées á Marsaille, et sont restées longtemps en route. Mon chef m'écrit donc pour ce qui regarde la fuite, dans le mérne sens qu'á vous. En lui envoyant votre lettre hier, je n'ai pas pu lui donner connaissance de la déclaration d'Aly Pacha - mais je lui ai dit que les chances jusqu'au ler septembre ne sont que deux. Le Gouvernement Ottoman - ou. L'appui généreux des officiers de Mississippi. Je lui écrirai dans trois jours par un bateau extraordinaire que si dans le cas tout irait au mai, et que vous seriez obligé de rester aprés le ler septembre encore prisonnier (notez qu'en conscience je ne le crois pas) soyez persuadé que je saurai bien debarquer de Mississippi et rester á Constantinople jusqu'á l'arrivée des moyens envoyés par lui. Je lui écrit de plus, de nous envoyer á Gibraltár des nouvelles s'il recevra celle de notre départ - car si un événement decisif avait lieu pendant notre voyage, je défie le bateau de guerre des E[tats]­U[nis] de nous tenir á bord. Jusqu'au ler septembre nous saurons toujours á quoi nous en tenir, car jusqu'á Malte nous aurons connaissance exacte de tout ce qui pourrait arriver en Europe.

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