Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)
DOKUMENTUMOK
Genovába fog menni és a különböző jelentéseknek oda kell befutnia, valamint arról, hogy meg akar állni Londonban, mielőtt Amerikába megy. Monsieur, Pardonnez-moi si je vais vous écrire á la háté - je reviens de Thérapia, oű j'ai passé presque toute la nuit en causant avec M. M r Brown et Homes et je vois que mon courrier part 4 cet aprés-midi. Le 19 au matin le courrier m'apporta votre chére lettre du 15 courant [!] No. 11. Je remis tout de suite les déclarations et les lettres. Pour ce qui regarde votre demande de rester 10 jours á Londres, il m'a été impossible de fairé céder Mr Brown — il dit que c'est une question du Commandant — et que ce serait un contresens - tandis que le gouvernement et le peuple des États-Unis vous attendent comme le Messie un navire que vous est envoyé expres, pour vous conduire chez les Anglais. Pour ce[ux] 5 qui voudraient débarquer, on peut le fairé á Gibraltár. Je crois moi, que c'est une question que nous viderons á bord du Mississippi. Dans une lettre de Mr Brown marquée No. 15. vous trouverez la réponse et les details á la déclaration officielle faite au nom du Sultan par Aly Pacha dans la journée d'hier 25. Mr Brown croit formellement que le gouvernement ne manquera pas á sa parole. Moi aussi, je le crois aujourd'hui. Si le gouvernement manquait, ce ne sera plus vis-á-vis de vous, mais de l'Amérique qui ne permettra pas du tout qu'on se moque de ses représentants, de son Commodore et de sa maríné. La Porté sait que le bateau le Mississippi arrivera bientőt, qu'il fait tous les préparatifs nécessaires pour aller vous recevoir aux Dardanelles, ou á Smyrne le ler septembre 1851. A la demande faite par Mr Brown, si l'Autriche entravait toujours votre mise en liberté, Aly Pacha a répondu. „Oui, mais le governement du Sultan qui a decidé de le mettre en liberté le ler septembre, fasse outre", et il a ajouté, lorsqu'ils viennent protester, je leur dis toujours qu'ils sont fous. Je ne vous ai jamais mis á part des demandes continuées par les légations pour mon extradition de Constantinople - il ne valait pas la peine d'en parler. Mr Homes ennuyé avait répondu au gouvernement ottoman que j'étais employé á la légation des E[tats]-U[nis]; c'est était 6 une maniére d'en finir. Mais aujourd'hui Aly Pasha insiste pour que je sois éloigné. Mr Brown lui a déclaré qu'il ne calcule rien du tout les demandes des légations Autrichienne, Napolitaine, Sarde, Toscane et il est tout disposé á me soutenir, et m'ayant demande de quelle maniére - car il a dit á Aly Pacha que je partirais avec vous le ler septembre. Je lui ai répondu — envoyez-moi á bord du Mississippi le méme jour qu'il arrivera á Smyrne ou á Constantinople — il en a convenu - j'irai donc á bord du bateau, d'oü je pourrai exécuter vos ordres comme si j'étais á Constantinople.