Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)

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ment des magasins, prendre des renseignements sur le materiéi, sur la force armée permanente et passagére, et les rapports que vous recevrez devraient m'étre communiqué comme aussi des cartes topographiques militaires. - Je vous prierais encore de me donner l'adresse de vos agents principaux sur ces lieux, et de les aviser qu'ils seront tenus de m'aider en tout, si en cas particulier je m'adresserais á eux. C'est encore la Dalmatie d'oű vos agents pourraient le mieux agir sur Fiume. N'oubliez pas je vous en prie d'en aviser vos agents, qu'ils fassent connaitre aux Fiumans mes vues á leur égard, que vous connais­sez par „l'exposé" faisant partié de mon pli de 19 Juin. 5./ Voici encore une chose d'une importance supréme. Selon ce que je connais la situation, ce sont des régiments polonais qui composent la plus grandé partié de ces forces que nous aurons en premiere ligne á combattre en Hongrie. II faudrait donc que le chef de la démocratie polonaise agisse sur ces soldats, comme moi j'agis sur les Hongrois et vous sur les Italiens. Je vous prie de les y sérieusement engager. Si je serais moi l'homme, qui se contente facile­ment, en donnant un mot en général, je m'y arréterais. Mais cela ne se peut pas. II faut envisager les difficultés de la situation en détail. Je sais donc que malheureusement il n'y a pas un chef polonais dans la personne de qui la cause nationale polonaise se résume; comme la cause de l'Italie se résume en Vous, celle de la Hongrie en moi. Malheureusement encore le mouvement révolutionnaire démocratique n'a pas su gagner largement sur le peuple de la Galicie 5 - et c'est ce peuple d'oű les régiments polonais de l'Autriche sont tirés. - II ne faut pas se fairé des illusions, le peuple de la Galicie n'a que trés peu changé depuis 1846. - Malheur á ces crimes de l'ancienne aristocratie, qui a fait prendre des si profondes racines á la méfiance dans le coeur du peuple de la Galicie. - Et en général je crois de ne point me tromper si j'affirme qu'il n'y a pas chez le peuple Polonais autant de susceptibilité pour un mouvement contre l'Autriche, que pour un mouvement contre la Russie; ­c'est dans cetté direction que la haine et l'antipathie nationale s'est développée chez les Polonais; aussi crois-je que le mouvement révolutionnaire de M. M. les Polonais a beaucoup plus réussi dans la Russie elle mérne notamment dans ses provinces polonais, mérne parmi les Cosaques Csernomorszkes, qu'en Galicie. Ainsi donc je n'entretienne point une grandé espérance sur ce que le comi­té démocratique polonais eusset fait; ou qu'il réussira de fairé beaucoup dans les rangs de l'armée Galicienne. - Et pourtant il y faut agir. Comment fairé donc? Voici mon avis. II n'y a qu'une seule idée, qui puisse largement influencer l'esprit des régiments Galiciens. C'est l'idée du Slavisme. Si les Croates se détachent de l'Autriche, s'ils s'allient avec nous autres Hongrois, s'ils se lévent simultané­ment avec nous contre l'Autriche - les Polonais ne se batteront point contre nous et contre les Croates; ou bien ils se battront mai et déserteront s'ils pourront. Voilá le moyen de l'Action. Je ne crois pas possible que la démocratie polonaise ne sóit pas en contact avec la Croatie. Elle l'est. - Eh bien engagez donc les chefs polonais - je vous en

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