Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 30/1. (2013)

I. Studii şi articole

Doina Dobreanu LES COUTUMES DE LA MOISSON ET LA CEREMONIE DE LA COURONNE DE BLE DANS LES VILLAGES SUBCETATE, SARMAS, HODOSA ET GALAUTAS Les coutumes et les chants de la moisson ont été au long du temps des éléments importants de la vie spirituelle rurale. On erőit qu’il s’agissait d’un scénario rituel et mythologique cohérent ä l’époque de la moisson, alors que l’esprit du blé dévait étre protégé, pour qu’il puisse se perpétuer d’une étape de végétation ä l’autre. Mircea Eliade soutient que quelques éléments de ce rite font partié de l’édifice spirituel néolithique. Conformément aux croyances archaiques, e’est dans la culture de blé que l’esprit de la végétation s’installe ä demeurer. Avant que la moisson ä la main commence, la culture était considérée un lieu fermé, inaccessible aux forces maléfiques. Si la moisson ne finissait pás le mérne jour ou il commengait, on laissait le soir deux gerbes mises en croix sur le lieu ou la moisson allait continuer le lendemain. A l’époque de la moisson, conformément aux mémes croyances archaiques, l’esprit du blé se réfugiait dans les derniers épis et il dévait étre protégé. En conséquence, on accordait une attention spéciale ä la derniére partié du champ de blé qui avait la signification d’un espace sacré et ä cette cause on ne moissonnait pás les derniers épis. C’était pour que la prochaine culture donne une bonne récolte. Les ethnologues sont d’avis que les derniers épis symbolisaient la force de la végétation et de la terre. La fin de la moisson ä la main était autrefois marquée par des amples manifestations cérémoniales, contenant des croyances et des pratiques rituelles. Dans la région ethnographique située au long de la Vallée Supérieure de la riviere Mures, représentée par les localités Subcetate, Hodosa, Sarmas et Gáláutas - une région de montagne! - ou on a pu pratiquer seulement une agriculture de subsistance, on a perpétué aussi, justement jusque vers la fin du XXe siécle, la cérémonie de la couronne de blé, ä cőté de la coutume de ne pás moissonner les derniers épis d’un champ cultivé. On faisait la couronne seulement quand plusieurs moissonneurs participaient au travail en commun, pour dormer un coup de main ä quelque propriétaire; seulement ä l’achevement de sa moisson pour cette année-la. Les textes accompagnant la cérémonie de la couronne, connus dans cette région, étaient en vers, eriés par le groupe de moissonneurs. On suppose que c’était la maniére archaique d’interprétation au cas du rite agraire concernant la moisson. Il у a quelques moments dans la cérémonie de la couronne, ayant chacun d’intéressantes séquences rituelles. Il s’agit done du tressage de la 78

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