Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 10. (1980)
I. Arheologie
5 LA ROMANISATION EN DACIE 57 cire, des diplómes militaires11 et d’autres catégories de documents prouvent la provenance d’un grand nombre de colons des regions depuis longtemps romanisées: la Hispanic, la Gaule, la Dalmatie, la Mésie Supérieure et beaucoup d’autres. On a apporté dans la zone aurifére des Carpates Occidentaux (Apuseni) beaucoup de colons illyriens dalmates — Pirustae, Baridustae, Sardeates — qui sont bien attestés épigraphiquement et archéologiquement12. Les families d’origine italique, Cominii, Domitii, Varenii, Servii, sont aussi attestées par les inscriptions, surtout dans les villes. Les Italiques (employes, marchands, artisans) semblent ne manquer ni dans le milieu rural. Pourtant le nombre des Italiques est réduit. Trois quarts des anthroponymes des inscriptions sont romaines ou d’aspect romáin. L’archéologie montre qu’a Cáfolt et ä Calbor, dans la région de l’Olt transylvain, il s’agit d’une colonisation de norico-pannoniens, accomplie déjá dans l’époque de Trajan — Hadrien, et á Ápold (dép. de Sibiu), Sighi$oara et probablement dans quelques autres endroits de la vallée de Tirnava Mare (Micasasa, Media?) on trouve des communautés des populations illyriennes et pannoniennes. On у pourrait apporter encore des exemples surtout concernant la population urbaine et les militaires des troupes auxiliaires, mais aussi envisageant la population de quelques établissements ruraux (Criste$ti, More$ti, Miercurea Sibiului, Cioroiu Nou) ou miniers (Brad, Teliuc, etc.). Il est hors de doute qu’en Dacie sont venus beaucoup d’orientaux ou de gens des territoires de langue et culture grecque, sóit militaires, sóit civiles, qui se sont établis surtout dans les centres urbains et dans la région aurifére d’Alburnus Maior. L’onomastique des inscriptions, les temples et les divinités adorées le prouvent trés bien.13 Il ne faut pás oublier que mérne ceux-ji parlaient le latin et que, sauf de rares exceptions, ils aussi ont rédigé des inscriptions publiques et privées en latin. D’environ trois mille inscriptions connues aujourd’hui en Olténie, Transylvanie et Banat, seulement trente-sept son en grec et ä peine sept en langue palmyréenne. C’est généralement connu et reconnu que les réalités de la vie mérne ont fait que le latin sóit la langue commune pour tous les habitants des provinces. Il ne s’agit en Dacie d’un bilinguisme (le latin — le grec) qu’au plus dans le cadre familial, limité. Le caractére étérogéne de la population de Dacie est reflété par l’onomastique des inscriptions ou les plus de trois miile noms de personnes, d’aprés les statistiques actuelles, se repartient ainsi: romains — plus de 2000 (70—75%), gréco-orientaux — plus de 420 (15—16%), illyriens — 124 (4%), thraco-daci-11 Pour les inscriptions de Dacie, á part CIL, III, voir le nouveau recueil IDR. dönt sont apparus les tomes I (1975), II (1977), III/l (1977), III/2 et V (1980). Les tablettes cirées et les diplómes militaires sont largement publiés par I. I. Russu dans le premier tome. 12 Sur les Illyriens en generál, I. I. Russu, Ilirii, Bucarest, 1969. Quant aux Illyriens en Dacie, D. Protase, SCIVA, 20, 4, 1978, p. 497—503 et dans Godisnjak (Sarajevo), XVII, 1978, p. 127—135. 13 O. Floca, / culti orientali nella Dacia, EDR, VI, 1935, p. 204—239; M. Macrea, Viafa, p. 358—385, Al. Popa Cultele egiptene ;i microasiatice in Dacia rontaná (le résumé de la these de doctorat), Cluj-Napoca, 1979; S. Sanie, Cultele orientale in Dacia romaná, I. Cultele siriene fi palmiriene, Bucure$ti, 1981.