Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 10. (1980)

I. Arheologie

56 DUMITRU PROTASE * Une telle réalité est prouvée par la presence, mérne des premieres décen­­nies aprés la conquéte, d’une armée nombreuse (legions et troupes auxiliaires), par l’édification d’un vaste réseau de chemins, par l’existence de bonne heure des villes et mérne par la fondation d’une capitale, Colonia Ulpia Traiana Dacica Sarmizegetusa. La colonisation massive et consignee par Eutrope aussi, qui affirme que Traianus, victa Dacia, ex toto orbe Romano infinitas eo copias hominum transtulerat ad agros et urbes collendas.4 Le mérne auteur precise que 1’empereur Hadrien ait projété au commencement de son regne l’évacuation de la Dacie mais, étant conseillé par des amis, у a renoncé ne multi cives Romani barbaris traderentur5. Tout comme dans d’autres provinces limitrophes, en Dacie ont stationné un bon nombre de troupes (trois légions et beaucoup de formations auxiliaires) ayant approximativement 55.000—60.000 de soldats, auxquels on ajoutait leurs families qui vivaient dans les villes ou dans les établissements civils des camps.6 A cőté de la foule des militaires et de leurs families, dans la nouvelle province sont venus beaucoup de colons, employes de ГаррагеП administratif et des diverses exploitations des richesses du sol et du sous-sol dacique, des marchands et des artisans, des hommes d’affaires, des membres du corp sacerdotal, des esclaves. Le nombre des villes (municipia et coloniae, dönt cinq avec ius Italicum) a accru a 11 (Ulpia Traiana, Apulum I et II, Napoca, Potaissa, Porolissum, Ampelum, T ibiscum, Dierna, Drobeta, Romula) et quelques-unes ont été fon­­dées pendant le regne de Traian mérne (Ulpia Traiana) ou au commencement du régne d’Hadrien (Napoca, Drobeta)1. Les établissements ruraux fondés par colonisation (vici, pagi) les stations balnéaires, les villae rusticae sont nombreux, sans parier des établissements civils qui appartiennemt lux camps, tellement peuplés8. La population venue en Dacie (civils, militaires) était déja forte nombreuse sous le régne de Trajan. L’origine ethnique et territoriale des colons est extrémement diverse, ex toto orbe Romano, d’aprés l’opinion bien fondée du mérne Eutrope9. Celä a fait que certains spécialistes doutent de la romanité de la plupart des colons, en soutenant que la Dacie ait été colonisée surtout avec des éléments nonromanisés10. Les realitás documentaires prouvent, par contre, que les nouveaux venus sur la terre dacique étaient, dans leur plus grande partié, des gens qui parlaient le latin, vivaient en maniére romaine, étaient les por­­teurs de la culture et de la civilisation romaine, le propagateurs actifs de la romanité parmi les autochtones. Les inscriptions sur pierre, les tablettes en * * Eutrope, VIII, 6, 2. 5 Ibidem. 6 Au sujet de l’armée de la Dacie romaine: V. Christescu, Istoria, passim; W. Wagnei, Dislokation; C. Daicoviciu, La Transylvanie, p. 104—118, I. I. Rusu, SCIV, 23, 1, 1972, p. 63—77; M. Macrea, Viafa, p. 170—218; D. Tudor, OltRomi, p. 325—357. 7 Sur les villes et 1’urbanisme en Dacie: M. Macrea, о p. cit., p. 116—149; D. Tudor, OTS, p. 17—187. 8 Cf. TIR, L. 34, Budapest, 1968, L. 35, Bucure$ti, 1969. • Eutropius, loc. cit. 10 Cf. la note 2.

Next

/
Thumbnails
Contents