Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 10. (1980)
I. Arheologie
CONSIDERATIONS SUR LA ROMANISATION EN DACIE D. PROTASE Pour nous, les Roumains, le seul peuple roman de l’Europe sud-orientale, la romanisatlon du termőire et de la population daco-gétique dans l’antiquité a une importance tout a fait particuliére, parce que ce processus qui a eu lieu dans les contrées carpato-danubiennes-pontiques se trouve au fondement de la formation et de l’apparition du peuple romain sur 1’arene de 1’histoire. En ensemble, la romanisation des peuplades autochtones représente un processus historique de grandes proportions et avec des consequences géantes, comparable, du point de vue de l’importance, á l’indoéuropénisation des IIIе—IIе millenaire av.n.é. et ä la migration des peuples du Ier millénaire n.e. En relevant l’importance et la complexité de la romanisation, tant que phénoméne historique, il faut remarquer le fait qu’auprés de ses traits généraux, la romanisation a quelques particularités conditionnées par l’endroit, le temps et la base ethnique sur lesquels eile s’est développée. L’on connaít des cas ou la romanisaton a éliminé les differences entre les autochtones et les Romains, dans le plan de la culture matérielle, de la vie politique et religieuse, et le latin, dans les conditions d’un milieu ethnique extrémement diversifié, s’est imposé comme le seul moyen de communication. Il у a pourtant des endroits ou la romanisation n’a pás réussi ä effacer beaucoup de cractéristiques regionales, ou eile n’a pás détruit les sentiments „nationaux“ qui parfois ont violemment éclaté. On ne peut ignorer que de degré de développement historique plus avancé de certaines populations européennes influencées par la culture et la civilisation romaine, a beaucoup facilité l’assimilation et la maniére de la vie romaine provinciale, la romanisation. Le succés ou l’échec de la romanisation, son rythme plus rapide ou plus lent doivent étre mesurés en fonction d’autres facteurs aussi, comme les sentiments ethniques, de liberté et d’indépendance, le caractére guerrier ou pacifique des population, leurs idées religieuses et philosophiques, les traditions locales, le degré de développement dans l’organisation socio-politique et l’existence ou, par contre, l’absence d’une langue commune. Chacune de ces conditions ou leur ensemble a eu une certaine valeur dans le comportement et 1’attitude des autochtones envers la domination romaine. En fonction des situations * En romain, l’étude est paru dans la revue Transilvania (Sibiu), an. IX (LXXXVI), 6/1980, p. 53—56.