É. Apor (ed.): Jubilee Volume of the Oriental Collection, 1951–1976. Papers Presented on the Occasion of the 25th Anniversary of the Oriental Collection of the Library of the Hungarian Academy of Sciences.

L. LIGETI: La Bibliotheque de l'Académie et les études orientales

11 Il n'est pas de notre devoir de passer en revue ici, si schématique­ment que se soit, les recherches anciennes et modernes faites dans les autres domaines des études orientales. Nous devons mentionner, néanmoins, que les problèmes linguistiques, historiques, etc. du Proche-Orient antique (Egypte, etc. ) appartiennent à ces domaines, tout autant que les études caucasiennes (arménien, géorgien), iraniennes (scythe, alain, ossète, bactrien, etc. ), indien­nes. Si nous mentionnons, encore une fois, l'arabe et le persan, c'est pour signaler que dans ces domaines, nous pouvons compter sur de nouveaux résul­tats modernes qui vont poursuivre des traditions fort respectables. Notre Académie a joué, depuis le commencement, un rôle indiscutable­ment important dans la fondation et l'évolution de nos études orientales: elle a assuré un forum scientifique aux représentants des thèses discutées pour y développer leurs opinions (à cette époque, les séances de discussions n'étaient pas encore instaurées); elle a successivement publié leurs études et leurs livres. Cette activité de l'Académie était secondée, dès le début, par la Bibliothèque. A côté des achats systhématiques (dont les possibilités se rédui­saient, de temps en temps, au minimum, comme on le sait), l'échange de publications a fourni une littérature scientifique que seules les générations suivantes ont pu apprécier à sa juste valeur. Ainsi par exemple, il suffit de mentionner les publications en langue russe d'avant la première guerre mondiale acquises par notre Bibliothèque; parmi elles, on trouve des collections, des revues et des monographies qui sont indispensables aux turcologues ou aux mongolisants, et que l'on cherche en vain même dans les bibliothèques incom­parablement plus grandes que les nôtres, de Paris, par exemple. Au cours des temps, un fonds très important et de plus en plus précieux d'ouvrages d'orientalisme s'est amassé dans la Bibliothèque. Ce fonds s'est enrichi, en dehors des sources traditionnelles — les achats et les échanges par les dons de mécènes, cela pas pour la moindre part. Dans ce fonds de littérature orientale, les manuscrits ont acquis une importance toute parti­culière et à côté d'eux — et dans certains domaines, — les imprimés orientaux appartiennent également au nombre des spécimens rares. Notre Bibliothèque tient registre du nom de ceux aussi qui ont enrichi ses fonds orientaux, occasionnellement, d'un livre ou d'une collection de quel­ques volumes. Nous ne pouvons point les énumérer dans le cadre de cette es­quisse. Même en ce qui concerne les collections plus importantes, nous devons nous borner à n'en mettre en relief que quelques-unes, les plus importantes, car ce sont elles qui donnent une valeur spéciale à la collection orientale de notre Bibliothèque. Il convient de parler d'abord du fonds Dániel SZILÁGYI que l'Académie a acquis sur la proposition d' Ármin Vámbéry. [6] Dániel Szilágyi "simple hussard pauvre" a émigré à Constantinople après la répression de la lutte pour l'indépendance hongroise de 1848 et il a vécu dans cette ville pendant 36 ans, jusqu'à sa mort survenue en 1885. Szi-

Next

/
Thumbnails
Contents