A Veszprém Megyei Múzeumok Közleményei 2. (Veszprém, 1964)
Fettich Nándor: A jutasi avarkori temető revíziója
La révision du cimetière avar de Jutas i Il y a plus de trente ans ans que parut l'étude de Gy. Rhé et de N. Fettich, intitulée: Die Gräberfelder von Jutas und öskü. Prague, 1931. Depuis, Gy. Rhé a exploré 37 nouvelles tombes, aussi d'importantes trouvailles isolées sont-elles entrées au Musée de ( Veszprém. Pendant les trois dizaines d'années écoulées la recherche de la migration des peuples a fait un progrès considérable. Cette révision est donc de toute façon motivée. L'habitat du peuple de Jutas était situé, comme on le présume, dans les environs des deux sources voisines et de la colonie romaine. Recherchant l'origine de ce peuple nous avons en son temps distingué à Jutas trois groupes archéologiques. Ire couche: fontes de bronze massives à griffons et rinceaux, que nous avons considérées commp provenant de l'Orient, du début de l'époque avare. Cette opinion s'est depuis avérée erronnée. Ce n'est que le riche trésor de motifs qui provient de l'Orient, et pas de plus loin que la région du Dnieper. Selon nos nouveaux résultats que nous avons obtenus ces bronzes furent confectionnés au même endroit, au siège du khagan, et non partout dans l'empire avar. Les types une fois créés furent répétés jusqu'à la fin de son existence. 2 e couche: monuments des groupes germaniques occidentaux. 3 e couche: dessins d'origine germanique sur des garnitures de ceinturons de type avar. Le texte intégral de l'exposé des nouvelles trouvailles funéraires de Jutas est publié parallèlement au texte hongrois. La sép. de femme lombarde n° 196 a occupé récemment le centre de l'attention des chercheurs des Lombards. I. Bona a daté la tombe du début du VI e siècle, ce qui est incorrecte. Les grandes fibules sont des pièces détériorées et restaurées (avec étrier de fer), le peigne en os présentant la tête d'animal et le ruban tressé du II e style germanique n'est pas une pièce unique à Jutas pas non plus. Cette tombe n'était pas située en bordure du cimetière, comme le prétend I. Bona, mais au centre de la partie antérieure du cimetière. Ni celle-ci, ni les tombes lombardes de Várpalota ne constituent une preuve d e la conquête lombarde, mais témoignent d'une vie commerciale intense. Les hommes lombards armés étaient les gardes armés des caravans et des magazines, et en même temps leurs propriétaires. Les tombes alamannes témoignent elles aussi d'un commerce intense avec l'Occident. Les disques de bronze ajourés, d'origine alamanne subsistent à Jutas jusqu'à la seconde moitié de l'époque avare, et se rencontrent dans la même tombe que les bronzes à griffons et rinceaux, où près de celles-ci. Il ne peut être question pas non plus d'une visée territoriale de ces Germanis occidentaux. A Jutas on voit apparaître dans le groupe de griffons et rinceaux aussi des Slaves. L'auteur s'efforce de séparer les différents éléments etniques par une méthode archéologique, et en ce faisant il vient d'élargir avec l'aide des résultats de ses recherches récentes la séparation des éléments ethniques, commencée dans son ouvrage paru à Prague. La partie est du cimetière est antérieure et abrite des éléments ethniques fort mêlés. Les tombes de cavaliers sont relativeiment peu noimbreuses. On y a trouvé une tombe d'orfèvre, renfermant une balance et des outils, un poids byzantin qui date du VII e siècle. Dans l'étude citée parue dans l'Annuaire de 1963 du Musée de Szeged, nous avons constaté que les garnitures de ceinturons en plomb furent exécutées pour les chefs de groupes ethniques étrangers mineurs, en premier lieu de groupes slaves, et non pour être portées (pour cela elles n'étaient pas appropriées), mais comme enseigne du pouvoir. Chargés par les Avars, ces hommes de confiance étrangers dirigèrent les peuples soumis. Déjà dans ladite étude nous avons conjecturé que les garnitures de ceinturons argentées aient, quant à leur destination, fait suite à celles exécutées en plomb. Examinant sous ce rapport le matériel de Jutas, nous étions en mesure d'établir la chronologie 8* Ш