Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 8.-9. 1967-1968 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1968)
Tanulmányok – Abhandlungen - Kralovánszky Alán: Contribution a la question du sarcophage de Székesfehérvár dit de Saint Étienne. – A székesfehérvári ún. István-szarkofág kérdéséhez. VIII–IX, 1967–68. p. 85–91. t. XXIII–XXV.
Fig. 2. Fig. 1. Fig. 3. du comitat de Nyitra. 25 La troisième date de l'âge du Fer et sonsite est Stradonice en Tchécoslovaquie. 26 (Figure 1-3) Nous avons déjà relevé que le lapicide qui a taillé les deux arbres — que nous considérons en accord avec Mme E. Nagy et contrairement à T. Gerevich, commes sortis de la même main — a creusé consciemment les trois trous dans la représentation de droite d'un caractère masculin. Il dut connaître le sens et la signification de cette marque symbolique, et ce n'est pas seulement lui qui dut les connaîtres, mais aussi les spectateurs contemporains. Que ce fut, en effet le cas, nous essayerons de le justifier par ce qui suit. On connaît de cette époque un objet cultuel, la lunula. Nous avons traité de cet objet plus amplement dans une étude antérieure, pour le moment nous n'en présenterons, pour mémoire, que quelques-uns qui étaient en usage à l'époque où fut exécuté le sarcophage, donc au tournant du X e et du XI e siècle. 27 Non seulement la forme de cet objet cultuel est toujours la même, mais aussi son ornementation qui consiste en le triangle et la triple bossette dès la préhistorie, les symboles de la femme et de l'homme. La forme, l'ornementation, ainsi que 'utilisation de la lunula nous ont permis de conclure que ces objets étaient en rapport avec le culte de la fécondité. Il est important à cet égard que ces objets cultuels furent trouvés seulement dans les tombes de femmes, plus exactement dans les tombes de jeunes filles. Les filles les ont portées non seulement comme ornement, mais elles durent savoir qu'ils servaient à la magie de la fécondité et qu'ils influaient sur leur propre fécondité. Et si elles le savaient, elles durent aussi connaître la signification de ces ornements. Ainsi, ces jeunes filles et leurs siens, en contemplant le sarcophage de Székesfehérvár, on dû savoir ce que ces ornements signifaient. (PI. XXV.) Il est, dans cet ordre d'idées, absolument digne d'attention que sur le côté long de gauche les rosaces se trouvant 25 J. HAMPEL: A Bronzkor emlékei (Les monuments de l'âge du Bronze). (Budapest, 1896) fig. LXIX/1. 26 A. STOCKY: La Bohême à l'âge du Fer. (Prague, 1938) PI. XXVII. 27 A. KRALOVÁNSZKY: Arch. Ért. 89 (1959) pp. 76-81. à côté des arbres de vie ne sont elles non plus identiques. Bien que toutes deux soient à huit pétales, la rosace du côté gauche se termine avec une intention appuyée en triangle, alors que celle de droite est sphérique. Il est frappant chez cette dernière qu'à l'extrémité des feuilles globulaires se trouvent sur chacune trois petites boules. De toute façon, entre les rosaces du côté gauche et celles du côté droit du sarcophage on observe, outre les identités, aussi des différences — surtout si on contemple seulement le côté long de gauche — qui en apparence, étayent notre hypothèse de la représentation de figures humaines de sexe différent. Si nous passons en revue l'iconographie des sarcophages chrétiens, il est inutile d'accentuer que celui de Székesfehérvár — bien qu'il se rattache organiquement aux autres monuments européens de l'époque — est, jusqu'à présent, unique en son genre, et qu'il contient des éléments spécifiques, caractéristiques du bassin des Carpathes. Même, nous avons pu constater qu'il n'était pas lié à la religion et à l'iconographie chrétiennes officielles par des liens les plus fortes, puisque son accent païen peut être nettement démontré. T. Gerevich l'a lui aussi indiqué en disant qu'il nous faut considérer que les maîtres immigrés n'ont, dans la plupart des cas, pas pu représentte et continuer sans interruption le style local antérieur, car ils étaient soumis à l'influence locale du nouvel entourage et aux anciennes traditions, ainsi qu'aux demandes des nouveaux clients." 28 Une autre question qui se pose est celle de savoir comment expliquer la présence sur un sarcophage de la représentation de deux personnes de sexe différent. Nous savons qu'à cette époque l'arbre de vie signifiait déjà Jésus Christ, le Paradis, le salut et le bienheureux. Dans l'iconographie chrétienne l'homme et la femme représentés ensemble sont Adam et Eve, ou se rapportent à la Vierge et dà Jésus Christ. Étant domné que dans notre cas il est question d'un monument funèbre nous devons présumer que les deux figures signifient Adam et Eve acceuillant le bienheureux dans la porte du Paradis. 28 T. GEREVICH: op. cit., p. 131. 89