Fitz Jenő (szerk.): The Celts in Central Europe - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 20. A Pannon konferenciák aktái 2. (Székesfehérvár, 1975)

M. Szabó: Sur la question du filigrane dans l'art des celtes orientaux

forme ajourée(20). La documentation qui à notre disposition nous permet de supposer que les pièces énumérées par I. H u n y a d y, la fibule du Musée de Komárno et celle de Pruniş viennent du même atelier. Le problème de la fibule de Mistrin est plus difficile. L’hypothèse quelle soit une pièce importée de l’atelier dit de Bölcske, est peut-être suggérée par l’agrafe conique de ceinturon de Kösd (Pl. IV,1 — 2) publiée par P. J a c o b s t h a 1, dont la forme et les décors en spirales ajourés ressemblent beaucoup à la fibule de Moravie(21). On a mis au jour tout récemment en Hongrie, à Vác, (fig. 6) un nouvel exemplaire de ce type d’agrafe, mais aux attaches thériomorphes(22). Il a une pièce analogue, d’exécution légèrement plus simple, munie d’une chaine en fer tressée qui indique une datation très récente. Elle provient de Kozlany (Pl. IV, Sa, b) en Moravie, et fournit une autre preuve des rapports dont nous venons de parler à propos de la trouvaille de Mistfin. Cette dernière indication chronologique parle peut-être en faveur d’une data­tion plus récente des fibules de type de Bölcske et des agrafes de ceinturon coniques que celle des fibu­les du comitat de Fejér et de Yougoslavie traitées précédemment!23). On arrive ainsi à l’idée — au moins en forme d’hy­pothèse de travail, — que le pseudo-filigrane vient de la Yougoslavie et du Sud-Est de la Transdanubie vers le Nord et l’Est. Il est de toute façon incontes­table que cette manière d’ornementation devient populaire pendant peu de temps au cours du 2° siècle sur les territoires situés plus au Nord de la lion;. ie(24). En Slovaquie et en Moravie, il apparait sur les types originaires de la civilisation celtique régionale, ainsi par exemple sur un bracelet de Palàrikovo (PL V,3) et sur une fibule à pied de décoration globulaire de Dobroèkovice .Puis il donne le jour aux chefs-d’oeuvre de caractère individuel comme le fameux bracelet de Chotín (Pl. V, 1 — 2) ou celui de Moravskÿ Krum­­lov (PI. V,4—o) ou d’autres objets venant surtout (20) Cf. J. Filip, o. c., p. 529. — Voir les motifs fondus à la fois en plein, à la fois ajourés des fibules traitées à propos des pièces conservées en Székesfehérvár. (Voir les notes 7 — 11). (21) P. Jacobsthal, Early Celtic Art. Oxford, 1969, p. 199, n° 368. — Selon la description ci-donnée, la pièce est soudée, mais, en vérité, elle est fondue. Je dois les photos au Musée National de Budapest. (22) M. Hellebrandt, AÉrt, XCVIII, 1971, p. 381, fig. 15,5. (Sans indication de la fonction primitive de la pièce.) (23) J. Filip, o. c., p. 163, fig. 50, 1 — 2. — Grâce à ilorav­­ské Museum de Brno, j’ai l’occasion de donner ici les photos de la pièce. — Pour la chronologie voir : J. Filip, o. c., p. 541 et suiv. (24) En faveur de l’origine méridionale ou sud-orientale de la décoration imitant la technique du filigrane: J. Filip, o. c., p. 529.; K. Ludikovsky, Sb. èeskosl. spol. arch. II. Í962. pp. 257 et suiv.; cf. V. Kruta, L'art celtique. . .o. c., p. 69, note 147. — Sur les con­tacts qui existent entre le Bassin des Carpathes et la Moravie voir: J. Filip, A Arch Hung, IX, 1958, pp. 355 et suiv. 6 Fig. 4—6: 4 = Székesfehérvár; 5 = Hongrie occidentale; 6 = Vác-Kavicsbánya 150

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