Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)
A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein
étant enfoncés. Cette représentation est donc étroitement liée aux appliques de Griedel et de Сока, toutes les trois ayant comme prototype commun l’applique de type Starèevo de Gladnice. Ainsi, pour expliquer l’apparition hâtive de l’applique de Griedel, il n’est plus nécessaire de considérer l’applique de Сока comme appartenant à la culture Körös<200). Cette applique, d’après les considérations plus récentes, appartient à la culture Vinca<201), et non aux cultures Körös ou Tisza. Le type de face ayant le nez et les arcades fortement mis en relief et joints sous forme de T, la bouche et les yeux incisés ou enfoncés, apparaît, entre autres, sur le fragment de Füzesabony — Kettőshalom (fig. 5/l)<202). Ce type de face se propagera ensuite sur toute l’aire de la céramique linéaire, jusqu’en Moravie (la grotte Konská Jàma(203>), en Allemagne (Schleben(204), Derenburg<205)) ou en Moldavie (Huçi). Les premières représentations de la face humaine sur la céramique linéaire continuent donc les types connus de la culture Starcevo — Körös, étant en grand partie héritées directement. Naturellement, on ne peut pas exclure la possibilité d’une transmission par l’intermédiaire de la culture Vinca A, vu son voisinage avec la céramique linéaire d’Alföld, ainsi que leur approximative contemporanéité1206’. Avec la période correspondant à la phase Vinca B, apparaissent de nouveaux types de représentation du visage humain. Une importance particulière revient au groupe des vases ayant représentées sur le col de faces humaines disposées au-dessus d’un motif en forme de M. Ce type de face est rencontré à Vinèa<207), apparaissant ensuite dans le groupe Szakálhát de la céramique linéaire de l’est de la Hongrie (Szentes—Ilonapart, Szentes — Megyeháza, Szentes—Jaksor = Kunszentmárton<208)), ainsi que dans le groupe Zseliz — Zeliezovce de la Hongrie (Békásmegyer) et de la Slovaquie<209). Comme on l’a montré plus haut, V. Popovic dérive la composition existente sur le col du vase de Vinèa des prototypes mésopotamiens(210>. C’est ainsi qu’on peut considérer (200) O. HÖCKMANN, о. c., JRGZ 12, 1965, p. 12- 13; Tl)., o. c., JRGZ 13, 1966, p. 14. (201) N. KALICZ, Agyag istenek. P. 44, 77, nr. 51. (202) Ibid., p. 74, nr. 21. (203) I. PAVLÛ, o. c., p. 702, fig. 217 (2)/51. (204) Ibid., p. 702, fig. 217 (2)/76. (205) H. BEHRENS, o. c., p. 9—11, fig. 1, pl. 2/a. (206) N. KALICZ, o. c., AAntArch 8, 1965, p. 39.; N. KALICZ-J. MAKKAY, o. r., p. 45. (207) V. POPOVITCH, o. r., p. 41-43, fig. 24.; I. PAVLÛ, o. c., fig. 218(3), 219(4)/1L (208) J. CSALOG, o. c., AAntArch 10, 1966, p. 49-56, pl. 1/1, 4, 6, 8. II/1 — 2. ; I. PAVLU, o. r„ fig. 219 4/22 — 24. ; N. KALICZ, Agyag istenek. P. 33, nr. 25-27. (209) I. PAVLÛ, o. c., fig. 219 (4)/25 26, 41, 43-44. (210) V. POPOVITCH, o. c., p. 41-49. fig. 24-28.- Nous ne pouvons pas adhérer à récente tentative de O. Höckmann de faire dériver le motif en forme de M de la culture Starőevo-Körös (o. c., JRGZ 12, 1965, p. 12-13). Les exemples aussi ce type de face comme étant influencé par des contacts, probablement directs, entre la culture Vinca —Turdas et le Proche Grientet se manifestant sous des aspects variés et d’une forte intensité en partant justement de la période Vinca B]/211’. C’est par cette origine qu’on explique probablement l’aire restreinte de propagation de ce type de face<212), transmis du group Szakálhát jusque sur le territoire du groupe Zseliz200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 * * (213) *. Après un développement indépendant, le group Szakálhát sera assimilé par la culture Tisza, en contribuant ainsi à sa formation et en lui transmettant non seulement différents motifs d’ornementation, mais aussi les vases avec la représentation du visage humain<214). D’autres groupes de la céramique linéaire de la Hongrie d’est participeront à la genèse du groupe Herpály, apparenté et contemporain de la culture Tisza(215). C’est ainsi que, au moins en ce qui concerne le Bassin Moyen du Danube, les influences présumées de la culture Tisza sur la céramique linéaire doivent être envisagées avec beaucoup de prudence, leur manifestations étant évidentes plutôt en sens inverse! Il n’est pas facile de suivre l’origine des représentations anthropomorphes sur la céramique néolithique des régions situées à l’est des Carpathes, surtout de celles du complexe Cucuteni — Tripolye. Sur la céramique de ce complexe, dès la période Précucuteni et Tripolye A on connaît des représentations humaines complètes (Traian-Dealul Fîntînilor(216), Louka Vroublevetskaya(217>) ainsi pue des représentations de la face humaine (Louka Vroublevetskaya<218>). Ce qui caractérise la face humaine de Louka Vroublevetskaya (disposée sur un support de vase, ainsi que la face de Iacobeni), c’est la tête triangulaire, le nez mis en relief, la bouche et les yeux enfoncés (fig. 4/7; 5/8). Cette face humaine continue donc le type rencontré dans les cultures Starcevo—Körös, Vinca — Turdaç et dans le céramique linéaire. Les représentations anthropomorphes plastiques sont ensuite continuées sur la céramique de l’étape auquels se rapporte l’auteur ne sont, en réalité, que des bandes plastiques en zigzag, donc des éléments purement décoratifs, ne pouvant être confondus avec le signe M associé avec la face humaine,, et ayant une valeur symbolique. Cf. I. KUTZIÁN, o. c., DissPann 11/23, 1944, pl. VII/1 (Tiszaug —Tópart), XV/2 (llévaványa), ХХП/2 (Hódmezővásárhely — Kotacpart), LI/11 (Csóka). (211) J. MAKKAY, o. c., Orientalin 37, 1968, p. 272 - 289. (212) I. PAVLÛ, o. c., fig. 221/6). Les faces no. 31 (Drassburg, Autriche) et 52 (Mohelniee, Moravie) ne peuvent pas être considérées comme des faces au signe M. (213) I. KUTZIÁN, o. c., ArehAu 40, 1966, p. 258. (214) N. KALICZ-J. MAKKAY, o. r., p. 47. (215) Ibid. (216) H. DUMITRESCU, Le chantier de Traian. S('IV 4, 1953, p. 57, fig. 12.; II)., Contributions au problème de l'origine de la civilisation précucutenienne. SCIV 8, 1957, p. 60-65. fig. I. (217) S. N. BIBIKOV, o. c., fig. 55/2. (218) Ibid., fig. 7 et 55/a.