A Herman Ottó Múzeum Évkönyve 46. (2007)

ELŐADÁSOK A VALLONOK TÖRTENETÉHEZ - György Székely: Les autonomies des citadins et pionniers wallons dans le bassin des Carpates

colons wallons et italiens comme 1' atteste au cas d' Esztergom l'ouvrage de Rogerius, source fondamentale pour Г invasion des Tatares en Hongrie, ouvrage qui parle des habitants hongrois, français, et lombards, quasi maîtres de la ville. Vicus latinorum, contrata latina regalis, contrata latinorum (quartier royal latin englobant plusieurs rues, noms collectifs, eux aussi), se présentent dans la topographie de la ville d' Esztergom; on attribuera le même sens aux exergues qui sur le double sceau (conservé actuellement au Musée National de Budapest) employé aux XIII-XIV siècles se rapportent aux Latins (SIGILLUM . LATINORUM . CIVITATIS. STRIGONIENSIS), (SECRETUM. LATINORUM. CIVITATIS. STRIGONIENSIS). Le nom "latin" se révèle lui aussi nom collectif appelé à désigner les citoyens récemment immigrés. La topographie du quartier latin d ' Esztergom serait d'ailleurs difficile à préciser. Zolnay ne le situe qu' à titre éventuel vers la place Széchenyi, dans 1' hémicycle du Petit-Danube entouré par les rues. Ces marchands, hommes de finances, vivaient en premier lieu à Székesfehérvár et à Esztergom. Par contre Г archéologue Jenő Fitz ne situe Г établissement des commerçants wallons et italiens qu' au XIle siècle. La société latine de Székesfehérvár se vit recrutée parmi les éléments wallons ou ceux italiens. Les citoyens latins de la ville s' occupaient du commerce et ayant raflé de grandes quantités de vin se livrèrent à des spéculations (1221, 1226 : Latini Albenses, 1226 : hospites Latini Albenses). Le surnoms désignant leur ethnie se trouvent conservés sur l'exergue employé par la ville au XlVe siècle : S(igillum) LATINORVM CIVIVM ALBENSIVM. Boniface, lui, ayant vécu dans la premiere moitié du XHIe siècle était également citoyen latin de Székesfehérvár (Bonifacius de Alba, Bonifacius ciuis Albensis mentionne -t-on en connexion avec son mariage contracté dans la ville d' Esztergom). Vu le nom caractéristique du père (Gylis au lieu du nom français Gilles, pour le nom Aegidius usuel dans les diplômes hongrois) tout laisse à supposer que Jean, fils de Gylis, citoyen de Székesfehérvár (paru en 1312) fut le fils d'un citoyen wallon. Wallons des faubourgs et bourgs privilégiés en Hongrie La Transdanubie et sur son territoire le comitat de Baranya connut, lui aussi, des établissements wallons, parmi ceux-ci même des colonies à la population purement paysanne. En 1181 le roi Béla III approuva les transactions effectuées en matière de biens­fonds par Froa, femme de Marcellus praepositus. Dans le regeste l'éditeur de la charte n'indique qu'un certain prévôt sans souligner, ce qui d' ailleurs serait motivé à la fin du XHe siècle, que le praepositus marié était une personne ecclésiastique ou non. Raison de plus pour préciser la qualité du prévôt étant donné que les autres passages de la charte ne sont pas sans renvoyer à des traces wallonnes. Parmi les témoins se distingue maigister Gilebertus, maître des hospitaliers de Saint-Jean à Pécs, parmi les personnes laïques on rencontre le nom de Dionis eubagio de Bodrog et parmi les hospites de Pécs celui de Carnoldin. Citoyen de Pécs en 1295 Johannes Latinus filius Gebarth ciuis Peechyensis = Johannes Galliern se distingue par son nom dont le sens recèle un parallélisme transitoire. Une charte datant de la même année parle de Johanni Gallico. Les documents recuelliis dans le comitat de Baranya ne sont pas seuls à attester sa nationalité wallonne, László Mezey, lui, se fondant sur le procès-verbal relatif à la canonisation de Marguerite rappelle également la présence d'un individu liègois ayant vécu aux environs de Pécs dans le 524

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