Janus Pannonius Múzeum Évkönyve 16 (1971) (Pécs, 1972)
Művészettörténet - Hárs, Éva: L’art de Béla Simon
304 ÉVA HÁRS ser des forces rétractives du passé, et pour essayer de sortir de la primitivité. (Tabl. 3). Il a peint d'abord de belles têtes marquantes et tristes de jeunes filles tziganes et des figures d'hommes aux traits endurcis, avec une- précisité d'une étude d'après nature. Et l'huile née de ces études l'occupait pendant des années. Son autre problème, comme thème de peinture, fut l'enterrement tzigane. Le cortège coloré, poussant des cris de douleur, les hommes portant à leurs épaules le cercueil, entourés d'un groupe de femmes et d'enfants trébuchants. D'abord en 1954, il" ébaucha la composition à nombreuses figures à l'aide du brou. (Tabl. 4). Il a la des figures à Breughel, à grand pas, ou en train de se pencher, de badauder ou tristement trotter à pas lent. Il se mit a exécuter la peinture en 1959 et il la'mûrissait, développait au cours de plusieurs années. Parallèlement à cela fut exécutée la variation en dessin en couleurs de la composition „Femmes étendant les toiles." 1- Ce projet de peinture l'occupait aussi plusieurs années. Le rythme des dos voûtés des femmes à genoux en petit groupe, se penchant en avant, étendant à terre une toile large, est suivi par le chaîne de montagnes du fond. L'artiste fut intéressé surtout par le mouvement des corps penchés en avant, par la position tournée des mains et des 12 1954. 115x90 cm. pieds, et il chercha les possibilités de peintre de la prise du mouvement dynamique. Son salon de Pécs en 1958 et le recensement des résultats de son travail fait jusqu'alors ont augmenté la force créatrice de Béla Simon. Au cours de trois ans, se réalisa toute une série de nouvelles peintures excellentes. Les projets muris par les dessins et aquarelles furent transmis a des huiles; ainsi d'abord la^ composition de „Ils.se sont mis en route", puis „l'Enterrement tzigane". (Tableaux 15, 16, 25). Par la premiere il voulut exprimer la force unie de la masse et^pour cela, il rangea les figures, l'une toute près de l'autre ou derrière l'autre. On peut compter sur la peinture une quinzaine de têtes qui représentent et expriment la présence de beaucoup plus de personnes. L'artiste a fait franchir le cadre du tableau par la masse et, en conséquent, on sent la suite du cortege au delà des limites du tableau. Le point principal de la composition est la famille mise au premier plan: Sur la première variation du tableau c'était le fils portant sur l'épaule un drapeau qui marchait près de son jeune père, regardant en avant. A gauche, on voit la mère avec sa fille, posées au bord du tableau. Par cette position, le peintre a réussi à mettre en relief la masse marchant derrière elles. L'agencement de la masse intéressait longtemps l'artiste. Plus tard, il diminua le nombre des figures, ainsi a-t-il enlevé le fils d'auprès de son père. A la première variation, une main tenda en 4. Enterrement tzigane 1954, brou de noix, MJP, № 59.54. 28x45 cm,