Levéltári Közlemények, 56. (1985)
Levéltári Közlemények, 56. (1985) 1. - FORRÁSKÖZLÉS - Soós István: Hajnóczy József és Cornides Dániel levelezése / 97–124. o.
122 Soós István allemahl die Helfte des Porto: denn ein Brief, ohne diese Worte auf der Addresse, kostet mir allemahl 6. gute Groschen Cassengeld; da ich im Gegentheil einen Brief, worauf: Franco Nuremberg steht, nur mit 3. ggs. Cassengeld bezahle. Leben Sie wohl und vergnügt, und erhalten Sie mir auch ferner Ihre schätzbare Freudschaft. Ich bin ewig der Ihrige Dani[el] Cornides. Göttingen, d[en] 15 Juny 1785. Den 24. Juny Werde ich der feyerlichen Versammlung der hiesigen • beywohnen. HHStA., Vertr. A. fasc. 48. No. 15. Corresp. Hajn. ff. 221-222. 19. Pest, 1787. február 13. Cornides Dániel levele Hajnóczy Józsefhez Cornides gratulál Hajnóczynak, amiért kinevezték királyi tanácsossá és Szerem vármegye alispánjává (1786. febr. 20.). Emlékezteti Hajnóczyt egy korábbi ígéretére, amelyet még Oöttingába történt etutazása előtt tett, ti. hogy elküldi neki oklevélgyűjteményét. Kéri tehát Hajnóczyt, váltsa be ígéretét, amellyel nagy örömet szerezne neki. Monsieur le Consellier ! Je prens la liberté de Vous présenter mes respêts, et de Vous témoigner l'excès de la joye, où Votre avencement m'a mis. Je m'acquitte un peu tard de mon devoir, il est vrai; mais du moins je ne flatte, que ma felicitacion, quelque tardive qu'elle soit d'ailleurs, emporte sur tous Vos autres Complimenteurs, parce qu'elle part d'un coeur, qui s'intéresse vivement à tout ce qui Vous régarde; d'un coeur, qui Vous a toujours aimé tendrement et avec prédilection; d'un coeur enfin, qui Vous est entièrement devoné, et qui ne vit que par Vous, et pour Vous. Daignés donc recevoir ces très-humables lignes comme un gage assuré de la part sincère, que je prens à Vos mérites recompensés. Vous Vous souviendras sans doute, Monsieur le Conseiller, qu'autrefois Vous ayés bien me voulu promettre, qu' à mon rétour en Hongrie Vous m'enricheriés d'une grande Collection de toute sorte de diplômes, qui font, comme Vous le savés, l'unique objet de ma passion. Vous aviés la bonté généreuse de me faire cette promesse, sans que je Vous en aye prié. Si Vous ne m'aviés accordé cette grâce qu'à mes instantes prières, je Vous en aurois déjà eu des obligations bien étroites; mais que Vous ayés bien voulu me faire cette offerte de Votre propre mouvement, c'est ce qui en réhausse infiniment le prix à mes yeux, et qui me fait prèsqu'idolatrer, pour ainsi dire, un trait si noble dans Votre Caractère. Oserois-je donc Vous supplier, Monsieur le Conseiller, d'accomplir à présent Votre promesse, et de me faire enfin tenir ces diplômes tant désirés, qui me mettront au comble de mes souhaits ? Si Vous ne vérifiés pas par Votre exemple le Proverbe: Honores mutant mores, 98 ce que je ne crois point; ou si Vous n'êtes pas de ces Amis à la mode, qui se ruinent en promesses, et s'enrichissent à ne les pas tenir: Vous continuerés d'être mon Bienfaiteur Diplomatique, comme Vous l'etiés antrefois, et Vous achèveras sûrement ce que Vous avés si généreusement commencé. Persuadé de la réussite de mes très-humbles prières, Vous me permettrés, Monsieur le Conseiller, de Vous assurer de voeux ardens et sincères que je fais pour Votre conservation et pour Votre parfaite félicité, étant avec les plus vifs sentimens de réspet et d'attachement Monsieur le Conseiller, Votre très-humble, et très-obeissant Serviteur Daniel Cornides. À Pest, ce 13. du Février, 1787. HHStA., Vertr. A. fasc. 48. No. 15. Corresp. Hajn. ff. 223—224. 98 Cornides kiemelése.