Levéltári Közlemények, 47. (1976)
Levéltári Közlemények, 47. (1976) 2. - FORRÁSKÖZLÉS - Chastain, James: Iratok Franciaország magyarországi politikájának történetéhez 1848-ban / 269–294. o.
Iratok Franciaország magyarországi politikájának történetéhez 1848-ban 291 Surpris de la forme employée à l'égard d'un Ministre responsable, tel qu'il l'était, il l'ouvre et y voit précisément l'ordre de pousser les opérations avec la plus grande vigueur. Le premier ministre, outré, retourna à Pesth, alla chez le Palatin et peu s'en fallut que celui-ci ne fut proclamé Roi de hongrie. Force fut à l'Empereur de l'excuser. Le Ban reçut effectivement et ostensiblement l'ordre de se retirer en Croatie, mais il fut excité comme toujours, secrètement à poursuivre la guerre et reçut de l'argent à cet effet. Toutes les négociations entre les deux races ont échoué. Les Slaves avancent aujourd'hui sur Pesth pour y venger leur Roi et la violation de leur privilèges —disent ils. Les Magyares sont à bout de moyens. On doit l'attendre un de ces jours à la chute de ce célèbre ministère qui a convoité pendant 6 mois la séparation de la Hongrie de l'Empire, sous la suzeraineté nominale de l'Empereur. Si la Croatie reste détachée de cette grande Province, si celle-ci perd Fiume, elle se trouvera de nouveau privée de son seul débouché sur l'Adriatique et sous la menace de perdre celui de Danube, dont la Russie tient à sa disposition tout le cours par les embouchures, en s'établissant dans les Principautés Danubiennes. Dès lors se conçoit toute l'importance de ces Pays. Seuls ils peuvent empêcher la mer noire de devenir un lac Russe. La politique révolutionnaire et utopiste de Kossuth à Pesth, jointe à celle de terreur, d'inertie et de faiblesse du cabinet de Vienne, et la décadence de la Porte servent admirablement les vastes projets des Czars. Les roubles et les bibles slaves (schismatiques grecques) abondent dans ces contrées, où l'on ne manque pas d'agens pour les répandre. Telle est la portée de cette guerre contre les hongrois, c'est l'Autriche qui la suscite et la Russie qui en profitera. Il est difficile de prévoir ce que fera le cabinet de Vienne le jour où les hongrois demanderont Merci. S'il lui est impossible de rétablir l'administration tombée en Mars, il le sera tout autant de conserver celle d'aujourd'hui. Il est probable qu'il supprimera le Ministère des finances hongrois, celui de la guerre ainsi que celui des affaires Etrangères qui siégeait à Vienne, et qu'il établira dans cette capitale, auprès du Roi et du gouvernement central un comité d'administration supérieure chargé de tenir le chef de l'état au courant des affaires du pays et de communiquer au Ministère et aux Chambres de Pesth les resolutions du chef de l'Etat. Ce sera le premier pas vers la Monarchie federative. Archives départementales de la Sarthe, Fond Cavaignac, 1 Mi 2R 24 3. Bées, 1848. augusztus 8. Charles Louis Bernays levele Hetzelhez pesti küldetésének tapasztalatairól Après mon rétour de Pesth à Vienne, j'ai eu occasion de comparer l'action du Ministère hongrois qui réside à Pesth avec les tendences du prince Esterhazi Ministre des affaires étrangères de la Hongrie, qui réside à Vienne. Je sais maintenant où j'en suis. Tout ce que Kossuth fait à Pesth, Esterhazi défait à Vienne — mais comment aussi les Hongrois pouvaient ils laisser tout seul leur Department des affaires étrangères à Vienne, quand la Hongrie veut se séparer une fois pour toutes de l'Autriche. C'est une de ces fautes que rien n'explique. Enfin le fait est constant que Esterhazi mine de Vienne le Ministère de Pesth dépuis que les victoires de Radetzky font espérer la résurrection de l'Empire autrichien. Il faut s'attendre d'un jour à l'autre à un changement du Ministère Kossuth en Hongrie, ou à une révolution, ou une levée de boucliers par les paysans émeutes par Kossuth. Je vous préviens, que la situation du Ministère hongrois est devenue si dangereuse, que je ne lui donne plus huit jours d'existence, si Esterhazi continue ses manoeuvres. Je suis malheureusement venu beaucoup trop tard dans ce pays; si nous y avions envoyé quelqu'un avant deux mois, avec des pouvoirs d'une certaine étendue la Hongrie aurait pu échapper au sort de la Pologne et de l'Italie; maintenant, sans le cas d'une conflagration générale, il faut presqu'un miracle pour sauver cette généreuse nation. À Vienne on est furieux contre les Hongrois; le peuple et le gouvernement pas moins que l'Assemblée —on veut les forcer à tout prix à se renfermer dans les limites de la pragmatique sanction, cela veut dire de subir le joug autrichien, comme ils l'avaient subi pendant trois siècles. Les Hongrois réfusent : Mais quelle sera leur force quand Radetzky va detacher contre eux les Graenzer (les régiments de la frontière militaire)? Ils ont espéré de la trouver dans la force des sympathies combinées du Parlement de Francfort de la francé et de l'angleterre : Ils se sont adressés à la fois à nous, aux Anglais et aux Allemands de francfort pour entamer des négociations officielles —je ne sais pas s'ils réussiront. J'ai eu l'honneur de vous écrire de Pesth tous ce que l'on m'avait dit, et tous ce que j'ai observé —c'est à vous de juger ce que vous voudrez faire. Du reste Mr [Charles] Didier va révenir dans quelques Jours à Paris, et il vous dira plus que l'on peut oser à écrire. En attendant soyez certain que j'observerai