Levéltári Közlemények, 35. (1964)

Levéltári Közlemények, 35. (1964) 2. - Lengyel Alfréd: A törvényhatósági jogú város igazgatása a kapitalizmus korában : különös tekintettel Győr thj. város igazgatására : II. rész / 233–252. o.

252 Lengyel Alfréd: A thj. város igazgatása a kapitalizmus korában que des Conseils, de la politique locale de la classe dominante (surtout dans les villes plus importantes, qui étaient toujours les vrais foyers du mouvement ouvrier), stabilisation qui put rendre impossible tout attaque de la part des éléments d'opposition éventuels de la bourgeoi­sie locale. En conformité avec ces tendances, l'État cherchant à stabiliser l'administration des biens de la ville abandonnait, entre 1921 et 1925, des rentrées d'impôts considérables à la ville, et autorisait aussi l'augmentation du traitement des fonctionnaires. Mais en revanche, il» leur imposait sans cesse de nouvelles tâches administratives. En 1927, l'État limitait l'autonomie de la ville sur le plan de l'établissement du budget, dont l'emploi pouvait être également soumis à un contrôle étendu par le gouvernement. L'article 30 de la loi 1929 modifie la composition du conseil municipal, cet organe suprême de l'autonomie, d'une façon telle que les éléments nommés par le gouvernement y puissent jouer le rôle de l'aiguille de la balance. Les pouvoirs du conseil sont à leur tour limités au profit d'un comité restreint, formé en moitié de membres élus et en moitié de membres nommés du conseil municipal. En même temps, les règles juridiques offrent de larges possibilités d'appel, devant les ministères .com­pétents, contre les décisions des autorités municipales. Pendant la deuxième guerre mondiale, les nouvelles élections des conseils municipaux ne sont plus autorisées et le comité exécutif est lui-même supprimé; à sa place, on nomme le maire assurant une direction unique. Enfin dans l'attribution des postes vacants, la nomination centrale remplace désormais, dans chaque cas, l'élection. En somme, tout semble indiquer que la grande réforme de l'administration, promise pour la période d'après-guerre, aurait supprimé, du moins pratiquement, les autono­mies territoriales au profit d'une centralisation de caractère fasciste. Mais l'issue de la deuxième guerre mondiale et la libération de la Hongrie par l'armée soviétique ont imprimé au développement une direction toute nouvelle: le régime administratif de caractère bourgeois allait progresser désormais, par étapes, vers la constitution d'un appareil d'État socialiste.

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