Levéltári Közlemények, 35. (1964)

Levéltári Közlemények, 35. (1964) 2. - Tóth Andrásné Polónyi Nóra: A magyar állami műszaki szervezet kezdetei / 207–232. o.

232 Tóth Andrásné Polónyi Nóra: A magyar állami műszaki szervezet kezdetei LES DÉBUTS DE L'ORGANISATION DU GÉNIE CIVIL EN HONGRIE Mme András Tóth L'étude se propose de retracer le processus de développement ayant précédé et préparé: la création, en 1788, du premier organisme d'État de génie civil. Cet organisme, la Direction Nationale des Constructions (Directio in Hydraulicis et Aedilibus per Regnum Hungáriáé partesque eidem adnexas), qui disposait de près de 100 spécialistes, avait pour tâche la direction de tous les travaux techniques relatifs aux Travaux Publics et aux Communications. Le développement ayant abouti à sa création était hâté par les Habsbourg, qui cher­chaient à mieux exploiter les ressources économiques de la Hongrie réoccupée des Turcs et réduite à l'état de colonie. Ces visées exigeaient, aussi, tôt ou tard, la solution et la prise en charge de certaines tâches de nature technique. Dans le processus du développement, l'auteur distingue deux périodes (de 1686 à 1760, et de 1761 à 1788.) qu'il étudie successi­vement. Les problèmes techniques qu'il fallait résoudre sur les territoires repris aux Turcs, pré­sentaient pendant longtemps un intérêt militaire, qui les faisait rentrer dans les attributions du génie. Le premier ingénieur de génie civil, nommé eh 1702, fut lui-même attaché à la. Chambre royale de Vienne, et ce n'est qu'après sa mort, en 1715 que fut crée un emploi d'ingénieur financé par la Chambre hongroise. Jusqu' à 1738, ce poste fut détenu par un ingénieur en la personne de Prati Fortunato, mais comme les problèmes qui se présentaient,, relevaient surtout de l'architecture, la Chambre y nommait plus tard, pendant un certain temps, des architectes. Dès les années vingt, elle fi. aussi régulièrement appel à des spécialistes du dehors. D'abord les constructions de routes, ensuite la modernisation des vastes domaines du Trésor, avec les cadastrages, levés de terrains et travaux de drainage- qu'elle- impliquait, exigeaient, en effet, un nombre sans cesse plus grand de spécialistes. Depuis 1736, la Chambre s'assura les services de l'excellent cartographe Sámuel Mikovinyi, et après la mort de celui-ci, elle s'adressa encore, au besoin, à des spécialistes hautement qualifiés. Vers la fin des années 1750, un nouvel emploi d'ingénieur fut enfin organisé par la Chambre. Sur les vastes domaines de la Chambre, l'établissement à effectuer en vue de l'accroisse­ment des revenus de l'État imposait de nouvelles tâches techniques dans la seconde période du développement étudié par l'auteur. Aussi, dès 1764, la Chambre demanda-t-elle la création de trois nouveaux emplois d'ingénieurs. L'article donne des détails concrets sur l'activité de ces derniers, qui se trouvait considérablement élargie vers le milieu des années 60. Au cours de la réglementation des redevances seigneuriales, entreprise pour augmenter la rentrée d'impôts, il fallait procéder en de nombreux endroits au cadastrage des terres seigneuriales et paysannes,- en même temps que se multipliaient les problèmes soulevés par la communi­cation (constructions de routes et régularisation fluviale). Au manque toujours plus sensible de spécialistes, on tentait de remédier en 1763 par l'établissement, à Szempc, d'une école normale de géomètres-arpenteurs. En 1773, la Chambre disposait déjà de 7 emplois per­manents d'ingénieurs, et occupait au moins deux fois autant de techniciens spécialistes, dont elle réclamait éventuellement les services. D'autre part, l'organe administratif suprême, le i Conseil de Lieutenance s'étant trouvé, de son côté, en face de problèmes brusquement multipliés — qui avaient trait surtout à la communication et aux transports — devait lui­même créer de nouveaux emplois d'ingénieurs. Au commencement des années 80 existait déjà un appareil technique occupant une quarantaine d'ingénieurs, qui était partagé entre les deux autorités supérieures. L'organisation relevant de la Chambre fut divisée, en 1783, en plusieurs services; à part les services de navigation et d'architecture fonctionnait un service de géodésie soumis également à l'autorité de la Chambre, lequel avait un personnel assez nombreux. La dernière étape de ce processus de développement fut enfin marquée par la. réorganisation, cinq ans plus tard, de tout cet appareil technique. Effectuée souS la direction, du Conseil de Lieutenance, elle aboutit à la création de la Direction Nationale: des" Construc­tions sous forme d'une institution indépendante. à \

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