Iványi Béla: A római szent birodalmi széki gróf Teleki-család gyömrői levéltára. (Szeged, 1931.)
Hongrois Zayr le chef d'oevre de ce dernier, que je prefere a toutes les tragedies qui ont parues jusqu'ici. Philosophe eclairé et l'ornement de nötre Patrie souffrez qu'elle Vous sóit dediée et qu'elle puisse paraitre sous votre grand Nom. Cet ouvrage, n'ajoutera rien a votre reputation et a l'eclat de votre gloire, mais Vous le rendrez immortel. Dans la traduction j'ai observé la regle d 'Horace, qu'il donne a tous les traducteurs: Non verbum verbo curabis reddere fidus Interpres — — —. J'ai souvent changé meme quelques choses dans les idees selon notre langage et notre gout (: si nous en avons, car il n' est pas asséz d'avoir un ou deux Teleki pour donner du gout a une Nation fiere, qui n'en a point:). Ceux qui ont lu la piece en Francais et en Hongrois ont jügé que la traduction egale 1'originál. Mais afin que Vous puissiez voir Vous meme si 1'ouvrage est digne ou non de la protection de Votre Nom, daignez m' ordonner de Vous envoyer quelques scenes de quelque acte, que ce sóit par Iesquelles Vous puissiez juger de 1'ouvrage entier. Ayant toute l'esperance que Vous daignerez recevoir favorablement cette premiere marque de mon devouement, je Vous envoye ces vers, que je voudrois mettre en place de dedicace sur le front de 1'ouvrage, ces vers dans lesquels je táche d'exprimeren partié les justes eloges, que 1 Europe Vous donne et non pas ceux de ma Patrie, qui est trop aveugle encore pour Vous admirer. Je ne veux pas fatiguer un comte vraiment Philosophe avec une epitre dedicatoire, ordinairement dictée par la flatterie et remplie d'un longue suite de genealogies, que Votre sagesse accomplie laisse sans doute a ces comtes ignorants, qui sont obligés de deterrer la poussiere de Ieurs ayeux, par ce qu ils ne peuvent esperer la moindre reputation de leurs propres genies. Je crois de rendre un trés grand service a ma Patrie en faisant des voeux les plus ardents pour la conservation de Votre vie et pour celle de Madame la Comtesse Votre chére epouse et en souhaitans sincerement qu' un jour vos enfants puissent egaler Ieur pere. . . J'ai l'honneur d'étre avec un trés profond respect, Comorn le 13. de decembre 1783. Monsieur le Comte votre trés humble et trés dévoué serviteur Joseph Pétzeli pasteur de 1'églis reformée m. propria..