Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

L'original de la charte n'est pas connu. Transcriptions: 1. Rodolphe I, roi de Romé, le 15 mars 1280 (aux Archives de l'Etat á Königsberg). 2. Le principal des Fréres mineurs de Vienne et le sous-prieur des Dominicains, entre 1260—1270 (Ibid.). 3, Thomas, évéque d'Esztergom, en 1317 (Ibid.). Pour les divergences des diverses tran­scriptions cf. Zimmermann—Werner, I. p. 18 ss. et Schiopul, Contribu^iuni, p. 126 ss. Editions: Dreger, Codex Pomeraniae I, p. 102; Eder, Anal. dipl. p. 8; Sie­benbürgische Quartalschrift III, p. 195; Schlözer, Kritische Sammlungen, p. 317; Fejér III/l, p. 370; Bethlen, Geschichtliche Darstellung, p. 79; Schuller, Archiv, I, p. 224; Teutsch—Firnhaber I, p. 17; Hurmuzaki—Densu^ianu 1/1, p. 74; Zimmermann—Werner I, p. 18; Schiopu; Contributiuni, p. 126; Cipariu, Archivu I, p. 365. Extraits, editions partielles: Székely Oki. I, p. 4; Strehlke, Tabulae Or­dinis, p, 157; Neugeboren, p. 18; Szentpétery 1/1, p. 126. L'authenticíté de la charte a été contestée des 1904 par Wojciech K^trzynski, professeur á l'Université de Varsovie, mais Max Perlbach, historíen allemand, a réussi á réfuter ses objections. Les hístoriens hongrois étaient frappés par le fait que les noms des dignitaires énumérés dans la formule finale ne sont attestés ni auparavant, ni dans les chartes postérieures d'An­dré II. Jules Pauler, ancien directeur des Archives Nationales Hongroíses, supposa que les copistes aient commis des fautes gros­siéres dans l'ortographe des noms, mais l'évéque Jean Karácsonyi, historien hongrois, émit l'hypothése spiritueile de voir derriére ces noms inconnus les anciens confidents du roi Emeric (1196— 1204) qui, ayant repris le pouvoir, auraient représenté une réac­tion conservatrice de bréve durée. M. Emeric Szentpétery, pro­fesseur á l'Université de Budapest, a résumé son opínion dans les termes suivants: ,,Bien que l'argumentation de Karácsonyi ait beaucoup de cbance de probabilité, á l'encontre de l'opinion peu admissible de Pauler sur les le9ons fautives des copistes, il est incontestable que cette charte fut composée d'aprés les chartes délivrées, autour de 1211 et de 1212, pour les Chevaliers Teuto­niques ainsi que d'aprés celle d'environ 1222 qui avait trait á Crucpurg. Les passages qu'on en avait extraits, furent recompo­sés et élargis. Cette opération put se fairé mérne á la cour d'An­bach > Be$inbav). Dans certains cas le nom roumain est une simple traduc­tion du nom hongrois (Tyúkos > Gáinar). II est encore á remarquer que le nom hongrois de la premiere colonie fixe des Roumains, c'est-á-dire Újfalu [új ,,nouveau", falu „village") renvoie, lui aussi, á un établissement récemment eréé (pour tous les noms cf. Kniezsa, AECO. IV, p. 278, 367—8). lí n'y peut donc étre question d'une populatíon roumaine autochtone, mais uniquement de l'infiltration d'un peuple pasteur nomade qui ne s'ac­coutuma que peu á peu aux exigences de la vie sédentaire. Nous verrons que cette immigration se prolongera jusqu'au XIV e siécle: méme á cette époque-lá on verra paraitre de nouveau colons roumains sur le territoire de ce comitat.

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