Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

dré II, mais il n'est pas impossible que Í'Ordre présentát pour la confirmation royale un texte déjá défínitivement rédigé d'aprés les anciennes chartes des chevaliers. Tout cela pourrait d'aílleurs renvoyer á une falsifícation aussi, et c'est pourquoi je n'aí pas, pour ma part, une confíance absolue dans l'authentícíté de la charte," Tout récemment ce fut M, Joseph Schiopul, hístorien et publiciste roumain, qui refusa d'admettre l'authenticité du docu­ment, considérant la propriété des Chevaliers Teutoniques dans le Barcaság comme une fiction tardive et supposant que la ,,terra Burza" se trouvát en Máramaros, Outre les anciennes objectíons, M, Schiopul fait remarquer que la charte contient des disposítions relatives á l'or, á l'argent et au sel, et que tous ces rníneraís man­quent du sous-sol du Barcaság, Parmi ses autres arguments d'or­dre topographíque, paléographique et díplomatique il n'y a que peu qui méritent d'étre discutés en détail, En tout cas il faut tenir compte du fait que parmi les documents relatifs á la donation accordée á Í'Ordre Teutonique, les plus importants — entre autres, celui-ci — ne sont connus que dans des transcriptions rédigées á la fin du XIII e siécle, et que la bulle papaié de 1222 (cf, la charte 2 de notre collection) n'est pas signalée dans les registres du Va­íican, C'est la transcription faite au nom des moines de Vienne qui est la plus douteuse: elle ne porté ni date, ni sceau, son texte fourmille de fautes de copie et de ratures, et come nous venons de dire, les noms de dígnitaires qu'on y rencontre, ne sont con­nus d'aucune autre source, Au cours de la discussíon l'historien roumain, M, C, Émíle Lázárescu a pourtant trouvé quelques preuves convaincantes qui semblent milíter en faveur de l'authen­ticité de la charte. II établit que la mention de l'or et de l'argent a un caractére hypothétique, et celle du sel se référe á la dona­tion d'un domaine d'outre-mont. Mérne si la transcription des moines de Vienne est suspecte, ce fait ne jette aucune ombre sur Fauthenticité des autres, Selon le mérne chercheur, c'est une simple erreur que l'absence de la bulle de 1222 dans les registres papaux; pour en juger la portée réelle, il faut ienir compte du fait que ces registres ne furent rédígés que quel­ques années aprés l'émission des bulles, Étant donné que plus tard on aura des données certaines sur l'existence d'un do­maine des chevaliers dans le Barcaság (1426: Hurmuzakí— Densusianu 1/2, p, 539) et que, á la fin du XIII e siécle, on n'eűt pu íabriquer un faux sans étre aussitót démasqué (de fait, ce faux aurait dű traiter d'événements d'il y a 50 ans!), les chartes en question, c'est-á-dire la lettre de donation de 1222 et la bulle papaié de la mérne année peuvent étre considérées comme authen­tiques, Bibliographie: Wojcíech K<?trzynski, O powolaniu Krzyzaków przez Ks, Konrada, (Rozprawy Akademi Umiej^tnosci Widziat Hístoryczno-filozofíczny w Krakowie, Ser, II. part. 20). Lemberg, 1904. — Idem: Der deutsche Orden und Konrád von Mazovíen, Lemberg, 1904. — Max Perlbach, Der deutsche Orden in Siebenbürgen, Mitteilungen des Instituts für österreichische Ge-

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