Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
de fairé porter du sel sur 6 bateaux en aval et d'autres marchandises en amont. ltem concessimus, quod nullum tributum debeant persolvere nec populi eorum, cum transierint per terram Siculorum 5 aut per terram Blacorum. 6 tandís que les Russes les prennent pour un peuple militaire de type cosaque, composé d'éléments slavo-turcs (Enciklopediceskií Slovarí, IV. SaintPétersbourg, 1891, p. 690). M. Jean Feren^, chanoine roumain uniate, est d'avis (Cumanii §i episcopia lor, Blaj, 1931, p. 127—130) qu'ils étaient des Turcs nomades errant entre la Volga et l'empire byzantin et qu'on peut les identifier avec les Berendel ou Berendik qui, placés par le chroniqueur Nestor sur la rive gauche du Dniester, ne figurent dans les sources russes que jusqu'au XIIIe siécle. L'auteur roumain suppose qu'á cette époque il<s aient immigré dans la région du Bas-Danube. En faveur de cette hypothése on peut invoquer le fait que le nom de personne Berendei est fréquent chez les Roumains et qu'il a pénétré aussi dans la toponymie de la Roumanie. Sur les Berendel nous n'avons que des renseignements russes, mais selon le témoignage de ceux-ci, ils étaient différents des Brodniks (cf. Ladislas Rásonyi Nagy, Der Volksname Berendei. Seminarium Kondakovianum, VI, p. 219—226). 5 Terra Siculorum: la terre des Sicules (Székely). Les Sicules sont une des tribus des Hongrois qui, Iors de la conquéte arpadienne, s'était établie dans le bassin transylvain pour y conserver pendant des siécles son organisation ancestrale de tribu et l'écriture runique des anciens Hongrois. Selon nos connaissances actuelles, les Sicules avaient vécu jusqu'au milieu du XII e siécle au Sud de la Maros, entre le Küküllő et l'Olt ainsi que dans la région des deux Küküllős. La branche occidentale de6 Sicules, aprés que soa territoire eut été accordé aux Saxons (v. plus loin) se dépla<;a vers l'Est pour y occuper le territoire du comitat de Háromszék d'aujourd'hui (cf. N. Asztalos, A székelyek őstörténete — Histoire des crigines des Sicules — Kolozsvár, 1932 et Kniezsa, AECO. IV, p. 352—4). On les y trouve dés le commencement du XIII e siécle, puisque noíre charte les présente comme un peuple voisin du Barcaság. Mérne aujourd'hui ce sont deux comitats sicules, á savoir ceux d'Udvarhely et de Háromszék, qui confinent au Nord et á l'Est au Barcaság. 6 Terra Blacorum: la zone habitée par les Roumains. Les spécialistes la piacent presque unanimement dans la partié méridionale du comitat Fogaras-Fágára§ (cf. L. Tamás, AECO. II, p. 333). C'est lá, sur ces grands alpages á l'herbe grasse que les masses nomades des pátres roumains, en pleine migration vers le Nord, font leur premiere apparition sur le sol de la Hongrie historique. En 1224 la fórét des Roumains est considérée comme limitrophe avec les terres des Saxons de Nagyszeben—Hermannstadt—Sibiu, et selon un document de 1252, la terre des Roumains de Kerc—Cár^a touche á celle du territoire Szék, située á la limité orientale du comitat de Háromszék—Trei-Scaune. La localisation de la „terra Blacorum" est d'autant plus facile qu'en 1223 on rencontre des Roumains autour de Kerc (com. Fogaras; v. plus bas). Paul Hunfalvy et aprés lui, plusieurs autres savants ont cherché la ,,terra Blacorum" au-delá des Karpaihes, dan6 la région de la riviére Bodza, mais cette explication repose sur une erreur, comme J. Karácsonyi l'a déjá démontré (Borodnokország — Le pays des Borodnik, Századok, 1908,