Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

de Bogdán, c'est qu'il était, de méme que Iga (Youga), son frére, voívode roumain de Máramaros, et que leur domaine familier était le village de Konyha—Cuhna, au méme comitat. Jean, fils d'íga qui leur succéda dans la voivodie, est mentionné dés 1349. Voicí d'ailleurs l'arbre généalogique de la famille: Iga (Juga), voívode f av. 1343 Bogdán, voívode de Máramaros, 1343—1365 puis de Moldavie. Jean, voívode 1349 Etienne 1349—60 Latzko, voívode de Moldavie 1365—1373(7) Alexandre Michel Alexis Nicolas Marguerite Skora Baba 1385 1385 4 1485 1385 1385 1385 1385 (mariée á Pierre, notaire de Felsőbánya) C'est d'Etienne, fils d'íga, que descend la famille Dunka, qui a sur­vécu jusqu'á nos jours (Petrovay, A máramarosi oláhok, p. 620). En 1365 le roi accorda le domaine de Konyha aux fils de Sas, mais il parait qu'il récompensát aussi la famille d'íga, puisque vingt ans plus tard (1385) les enfants d'Etienne seront possesseurs, par droit pateernel, de Felsővisó—Viseul de jos, Alsóvisó—Viseul de sus, Sajó—$ieu, Batiza—Botiza et Dánfalva. Toutefois il est certaín que ce furent les fils de Sas qui s'assurérent la direction parmi les Roumains de Máramaros. Selon la charte de 1365 Sas semble étre resté en Moldavie (ou bien il était déjá mort). Le nom de son pére n'est par connu avec certitude, mais les chroniques mol­daves font mention d'un Dragosh qui avait un fils nőmmé Sas, et ajoutent que ces deux personnes ont précédé Bogdán dans la voi­vodie. II est probable que ce Sas fűt identíque á la personne men­tionnée dans nos chartes, d'oü il suit que Balk et ses fréres, qui re^urent en 1365 des domaines en Máramaros, pourraient étre les petits-fils de Dragos. C'est lá une hypothése que les historiens roumains ont généralement admise, et qui est d'autant plus pro­bable qu'á proxímité du domaine de Bedőháza des Roumains Drag et Dragus (mentíonnés en 1336), il y avait un cloitre, celui de Körtvélyes, qui avait été fondé, selon un document de 1391, par les parents de Balk et Drag, fils de Sas. Ce Dragus dont on ne trouve d'ailleurs aucune autre mention, aurait été le pére de Sas et le premier voívode de Moldavie. En quoi consistát l'infidélíté de Bogdán, nous l'ignorons, et il serait oiseux d'ébaucher des hypothéses gratuítes. Dans l'histo­riographie roumaine on trouve deux opinions. Selon la premiere, Bogdán se serait opposé á la propagande catholique du roi de

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