Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

regnum est dilatata. Wayvodae vero, qui per Olachos ipsius regni elíguntur, se esse vasallos regis Hungáriáé profitentur, ad homa­gium praestandum obligantur, cum censu persolvere consueto" (passage íntercalé dans l'oeuvre de Jean de Turócz: Chronica Hungarorum, III e partié, chap. 49. Édition: Schwandtner: Scripto­res, Víndobonae, 1766, I, p. 245), Les chroniques roumaines ne di­sent rien de l'émigration de Bogdán; elles attribuent, par contre, la fondation de la Moldavie á un certain Dragos qui, ayant quitté, pendant une chasse, la province de Máramaros, aurait poursuivi un bíson jusqu'aux rives de la Moldava oü il aurait décidé d'établir ses gens (qui, mérne á l'aveu des chroni­ques, étaient des bergers), donnant á son nouveau pays le nom de Moldavie (Letopisetele Tárii Moldovei, éd. Kogál­niceanu, Ia§i, 1852, I, p. 90, 98; pour les origines hongroises de la légende du bison qui est calquée sur celle du cerf miracu­leux des anciens Hongrois cf. R. Vuia, Legenda lui Dragos. Anua­rul Institutului de Istorie Nationalá, Cluj, I (1921—22), p. 300— 309.) Selon les chroniques roumaines les premiers voivodes de Moldavie se seraient succédé dans l'ordre suivant: Dragos, Sas, Bogdán, Latzkou (cf. J. Bogdán, Cronici inedite, p. 34, 49; idem, Vechile cronici moldovenesti, p. 143, 193). II est pourtant á re­marquer que la plus ancienne source, le ,,pomelnik" de Bistritza (livre comprenant les noms de ceux qui devront étre rappellés dans les priéres) commence la série des voivodes par Bogdán (I. Mi­nea, Pomelnicul dela Mánástirea Bistrita, Cercetari Istoríce, V—VII, 1929—31, p. 344 et VIII—IX, 1932—33, p. 30). Quant aux chartes de l'époque, elle ne font mention que de Bogdán qui fűit en Moldavie malgré la volonté du roi de Hongrie. En 1343 Bogdán est mentionné comme un „ancien voivode de Maramaros" qu'on qualífie d'„infidelís" et qui paraít avoir eu un conflit avec les Kölesei. En 1349 on apprend que l'ancien voivode Bogdán, ce „notorius infidelis", dévasta, avec l'aide de son neveu Etienne, fils d'Iga (varíante hongroise de Youga), les domaines de Dragush, fíls de Gyula, parce que celui-ci et ses fréres n'avaient pas voulu s'assocíer á lui dans l'acte d'infidélité, En 1360 Dragos re<;oit en don un domaine assez consídérable pour avoir prété secours au rétablissement du pouvoir du roi de Hongrie sur la Moldavie rame­nant á la fidélíté plusieurs Roumains. Cinq ans plus tard (1365) Balk, fils du voivode Sas et ses fréres re<;oivent du roi le domaine de Konyha—Cuhna de Bogdán, qui avait fui secrétement en Molda­vie. A propos de cette donation on précíse que les donataires avaient versé leur sang en Moldavie, y perdant leurs fréres et leurs ser­viteurs, et qu'en y laissant leurs parents, leur parenté et leurs domaines, ils étaient revenus en Hongrie. Avant de chercher une interprétation admissible de ces données, il faut établir qui étaient le voivode Bogdán et le voivode Balk, fils de Sas, Nous avons déjá vu que Petrovay identífie Bogdán avec le voivode Bogdán, fils de Mikula, mais cette hypothése n'est pas suffisamment dé­montrée (cf, les notes de la charte 45). Tout ce que nous savons

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