Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

Nicolas Orrus, dont les gens de Méra : ! avaient enlevé ses trou­peaux de Sentgurg 4 ac Luchasium Keneziunt eiusdem ville captivatum ad predictam villám Mera adduxissent. Le vicomte ordonne de procéder á l'enquéte. Dátum feria tertía proxima post octavas preedicti feesti (Decol­lationis) beati Johannis Baptiste, anno Domini M-o(CC)C-o XL-o tertio, L'originál, sur papier et portant au verso quatre sceaux, se trouve parmí les chartes de la famille Mórocza. Édition: Ortvay, Temes megye IV, p. 73. 67. Várad, le 21 octobre 1343 Louis I e r, roi de Hongrie, 1 ordonne que la citation de Karachy­nus woyvoda de Bylke . . . 2 super facto conflictus quem Boghdan quondam woyvoda de Maramarosio noster infidelis 3 contra Johan­lá qu'une des tribus conquérantes avait eréé le centre de ses éta­blissements. La toponymie y est si hongroise que méme les dénomí­nations d'origine slave y sont fort rares. Sous ce rapport il suffit de rappeler que dans le com. de Temes du moyen áge nous rencontrons 4 toponymes dérivés de noms de tribus qui sont naturellement antérieurs au XI e siécle (Megyer, Gyarmat, Kér, Jenő, cf. Csánki II, p. 1 suiv.; Kniezsa, AECO. IV. p. 273 et v. aussi la carte ci­jointe), Ce n'est qu'á partir du milieu du XIV e siécle qu'on y rencontre quelques Roumains qui sont les colons des grands do­maines royaux et privés. Ils paraissent étre descendus vers la plaine de la région montagneuse des com. de Krassó et de Szörény. 3 Méra, village disparu du com. de Temes. 4 Szentgyörgy, village disparu du méme com., á l'Est de Csákóvá— Ciacova, non loin de Fólya—Fólia et Sebed—Sipet. Les deux autres localités, á savoir Oszlár et Méra doivent avoir été dans la méme région. 5 Peut-étre s'agit-il d'un kénéze roumain. 1 Louis (Le Grand) I e r, roi de Hongrie, régna de 1342 a 1302. 2 Cf. les notes de la charte 52. 3 Bogdán, voivode roumain de Máramaros, ses gens et d'autres kénézes roumains quittérent infidélement le district de Máramaros pour émigrer en Moldavie. Un chroniqueur hongrois de l'époque, Jean de Küküllő, relate ces faits dans les termes suivants: ,,Huius (scilicet regis Ludovici) tempore, Bogdán, Way­voda Olachorum de Maramorosio, coadunatis sibi Olachis eius­dem districtus, in terram Moldáviáé, coronae regni Hungáriáé subiecta, sed a multo tempore, propter vicinitatem Tartarorum habitatoribus destitutam, clandestine recessit et quamvis per exer­citum ipsius regis saepius impugnatus extitisset, tamen, crescente magna numerositate Olachorum inhabitantium illám terram in

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