Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

6 mars 1326 En présence de Jacques, le prévőt du monastére Saint-Etienne de Váradelőhegy, 1 Maitre Nicolas, 2 petit-fils de Pancrace, eomte de Csanád, fait don du domaine de Hudus, 3 sur la riviére Hudus, in qua Negul A woyuoda considet et commoratur, á l'évé­ché de Várad. Dans la description des limites de ce domaine on rencontre les noms géographiques suivants: Tupatheluke, (ri­viére) Hudus, Arkuspothaktuwe. Dátum in crastino octavarum predictarum (in octavis medii Quadragesime), anno Domini millesimo trecentesimo vigesimo sexto. L'original sur parchemin et muni d'un sceau pendant se trouve aux archives de la famille Károlyi (Lad. 59. no. 54). Edition: Anjou-Okm. II, p. 238; Károlyi-Oklevéltár I, p. 64; Hurmuzaki— Densu^ianu 1/1, p. 598. 40. 22 septembre 1326 Le roi Charles I e r donne á Stanislaus Kenezius, fils de Sten, 1 quandam terram Zurduky 2 vocatam in districtu Maramorisiensi 1 Ce monastére était prés de Várad, sur le „Promontorium" (com. Bihar). 2 Nicolas, fils de Thomas, petit-fils de Pancrace, comte de Csanád, est mentionné dans les documents entre 1299 et 1326. II descendait de l'ancienne souche hongroise de Csanád (cf. Karácsonyi: A magyar nemzetségek I, p. 346). 3 Hudus, auj. Oláhhodos (roum. Hadi?) est au com. Bihar (district de Magyarcseke a l'Est de Tenke). Tupatheluke, c'est-á-dire Tupatelke (auj. Alsótopa, roum. Topa de jos) se trouve dans la méme région. Autour de ces villages la plupart des noms de lieux sont d'origine hongroise: Hollód (de holló „corbeau"), Szombatság (de szombat „samedi"), Forrószeg (de forró „ardent" et szeg „coin, région"), Farkaspatak (de farkas „loup' et patak „ruisseau"), Gyanta (de gyanta „résine"), Mocsár (signifiant „marais" en hongrois), etc. Les noms roumains sont empruntés (ex. Hollód co Holod, Szom­batság oo Sámba$ag, Forrószeg oo Forosig, Gyanta cv> Ginta, cf, E. Kniezsa, AECO. IV, p. 272) ou traduit du hongrois (Farkaspatak—Lupoaia, litt, „la louve"). Sur la trés ancienne population hongroise de cette région cf. l'étude du regretté E. Györffy, professeur á l'Université de Budapest (Das Ungartum im Tale der Schwarzer Körös. Separatabdruck aus dem Internationale des „Földrajzi Közlemények", t. XLI, fasc. 1—10). 4 Le voivode Negul, probablement de nationalité roumaine, était un de ces chefs de moindre importance qui jouissait d'une autorité pareille á celle des kénézes sur les habitants roumains d'une colonie royale.

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