Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
existentem, eximendo et excipiendo eandem ab omni iurisdictione, iudicio et collecta qualibet regali, per nos vei officiales nostros quoslibet exercenda, exigenda pro tempore quandocumque et dimisimus eidem Kenezio et suis heredibus omnem ipsius terre seu populorum in eadem commorantium debitam et collectam, more et lege nobilium regni percipiendam. 1 Stanislas, fils de Sten, fut, selon nos connaissances actuelles, le premier kénéze roumain de Hongrie qui ait regu un domaine nobiliaire. Selon une charte de 1408 Stanislas aurait été nőmmé „alio nomine Borzán" (Fejér VIEE/6, p. 91). Georges Petrovay en a conclu (A Dolhay család eredete — L'origine de la famille de Dolhay, Turul, XI, p. 73) que Stanislas dont le pére est nőmmé dans la mérne charte non pas Sten, mais Leu, aurait été originaire du Barcaság (cf. roum. Bársan „habitant ou personne originaire du Barcaság, Jara Bársei"), L'autre hypothése du mérne auteur suivant laquelle ce Stanislas serait un descendant du kénéze Seneslav qui avait été mentionná dans !a charte de 1247 (No. 9.), ne repose sur rien de certain. De ce kenéze Stanislas tirent leur origine les familles Barcán de Barcánfalva et Hodor (G. Petrovay, A máramarosi oláhok — Les Roumains de Máramaros, Száz. 1911, p, 613). Selon le témoignage de la charte de 1408, au XIV e siécle les descendants de cette famille sont les suivants: Sten (Leu) Stanislas (Bartzan) Rid I I Ivan Latzk Dragus 2 Szurdok, au Sud-Est de Mármarossziget—Sighet, sur l'Iza, et prés de lui, Barcánfalva (actuellement Bársana) qui passa vers la fin du XIV e siécle dans la possession de la famille du vo'xvode Drag. Quant au com. de Máramaros (roum. Maramure?) il ne fut peuplé que trés tard. Les premiéres mentions remontent á 1199; á cette époque, c'était une région inhabitée couverte d'immenses foréts et réservée aux chasses royales (Fejér II, p. 347). II garde ce caractére á travers tout le XIII e siécle. C'est en 1300 qu'une charte royale rappelle pour la premiére fois les habitants de ce pays: „populi et ho6pites nostri in nostra Maramorus congregati" (Fejer VI/2. p. 253). En 1329 le roi donne des précisions sur la nationalité de ces colons: „hospites nostri fideles de Maramorusio, Saxones et Hungari, videlicet de villís Visk, Huszt, Teceu et de Hossumezeu" (Fejér VIII/3, p. 353). La derniére charte précise expressément les raisons du retard de la colonisation: „quod terra Marmarusiensis infertilis, laboriosa et gravis ad residendum főre dignoscitur". C'est pourquoi les colons hongrois et allemands n'occupent que la vallée de la Tisza. C'est á la mérne époque que commencent á pénétrer les Roumains aussi, puisque le roi croit nécessaire de protéger contre ces nouveaux venus les