Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
Kukulleu, dílecti et fídelis nostri. Anno Dominí M-o CCC-o vigesimo secundo, quarto Kalendas Februarii, regni autem nostri anno similiter vigesimo secundo. L'original n'est pas connu, Transcriptions: La premiére est due á Walbrinus, doyen de Szeben. Sur celle-ci fut faite celle de Sigismond, en 1418 (Archives de Szeben). Une autre fut faite au nom du roi Charles I e r (ibid.), Editions: Fejér VIII/2, p. 328; Transilvania 1871, p. 164; Hurmuzaki— Densusianu 1/1, p. 581 (toutes les trois contiennent des erreurs); Zimmermann •—Werner I, p. 356. Extraits: Fejér VII1/2, p. 359; Schlözer, Kritische Sammlungen I, p. 30. Le premier qui ait signalé la charte, fut $incai, Hronica, I, p. 301, d'aprés ,,Cornides Mss. dipl. tom. 3. p. 130". 36. 5 aoüt 1322 Charles I e r, roi de Hongrie, fait connaitre que pendant la révolte du voívode Ladislas, fils de Ladislas, 1 magister Nicolaus filius Corrardi de Tolmachr était resté fidéle au roi. Insuper idem Nicolaus sue fidelitatis sinceritatem et puram mentis constantiam exconnaissions. Comme son nom l'atteste, á cette époque elle était encore de date récente. II est certain qu'á ce moment-lá l'immense majorité des Roumains ne menaient pas encore une vie sédentaire, 1 Ladislas, voívode de Transylvanie (1297—1315), descendit probablement de la souche hongroise pannonienne des Kán. Pendant les troubles qui succédaient á la mort d'André III, le derniére roi arpadien, il jouissait en Transylvanie d'un plein-pouvoir presque royal. II jeta en prison le roi Othon qui avait cherché son amitié, pour pouvoir lui enlever la Sainte Couronne et ne la rendit qu'en 1310, sous la menace d'étre excommunié. Rien ne put nuíre á sa puissance jusqu'en 1315 oü le roi Charles I e r réussit á le dépouiller de la voivodie. Méme alors il tenta de résister et de se venger du roi, et c'est dans ce but qu'il organisa la révolte de 1317 qui, contínuée aprés sa mort par ses fils, ne fut étouffée qu'en 1321 (cf. A. Pór, Ladislas, voívode de Transylvanie. Erdélyi Múzeum, 1891). 2 Le cháteau royal de Tolmach (forme moderne: Talmács) se trouvait á proximité de Nagyszeben, A la fin du XIII e siécle il avait passé dans la possession du comte Corrardus, mais Nicolas, le fils de celui-ci, s'étant éteint en 1350 sans laisser d'héritier, il fut donné par le roi á Thomas de Szécsény, voívode de Transylvanie, Plus tard le cháteau reprit pour quelque temps son caractére de domaine royal jusqu'á ce que Ladislas V l'accorda, en 1453, aux Saxons de Nagyszeben, Corrardus de Talmács, ayant particípé, en 1324, á la révolte organiöée par Henning de Péterfalva, un autre immigré allemand, fut dépossédé, mais son fils Nicolas, qui était resté fidéle au roi, put maintenir ses biens en récompense de sa fídélité (Iczkovits, o, c, p, 77; Ioan Moga, Probléma Tarii Lovi?tei ?i ducatul Amla$ului, Cluj, 1936, p. 8).