Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
primens castrum Salgo 3 nuncupaium in partibus Transsilvanis constitutum, quod habebat et detinebat, ad manus nostras reddidit et restituit cum novem villis Zaszekees, Omlás, Feketewyz et Warolyafolw 4 nominatis ac illis quinque villis Olaceis 5 ad idem 3 Le cháteau de Salgó (dont le nom dérive de l'ancíen verbe hongrois salfyjog, fréquent dans les noms de montagnes) se trouvait á l'Ouest de Nagyszeben, non loin d'Omlás, A l'origine c'était un cháteau royal élévé (de méme que Talmács et Törcsvár) pour la défense de la írontiére méridíonale. Pendant les années troubles qui succédaient á la mort d'André III (1301), il pas6a dans la possession d'une personne privée et ne íut rendű au roi que par Nicolas de Talmács, en 1322. Peu aprés le cháteau parait étre tömbé dans I'oubli, puisqu'á partir de 1366 le domaine est dénommé d'aprés le village d'Omlás qui s'y trouvait. Le nom d'Omlás est d'origine hongroise et sígnifie ,,éboulement (de montagne), éboulis". II est fréquent dans l'ancienne toponymie hongroise (1349: ín monte Vmlas; 1367: ad quendam locum wlgariter feyeragagwmlas vocatam; 1465; Prediorum Omlás et Wereseghaz appellatorum, Szamota—Zolnai, OklSz. col. 711). Autour de 1366 le roi Louis I e r accorda á Ladislas, voivode de Valachie, ce territoíre en guise de fief, mais s'étant persuadé de l'infídélité du voivode, il le reprit aprés 1374, Sa fille en fit don, en 1383, á Góbiin, évéque de Transylvanie, Malgré ces péripétíes c'est un fait qu'en 1387 le domaine en question était déjá le fief de Mircea, voivode de Valachie, qui le possédait jusqu'en 1412 (Iczkovits, o, c, p. 76; Giurescu, o. c. I, p. 393, 408, 451). Un auteur roumain que nous venons de Mentionner, á savoír M. Moga, est d'avis (o. c. p, 7—8) que le cháteau de Salgó et le domaine d'Omlás fussent des possessions ancestrales des voívodes de Valachie dés le temps de Basaraba (1324—1352), Cette hypothése, fondée sur une interprétation trop hardie et absolument ínadmissible des chartes, est sérieusement contredite par les faits que nous venons d'énumérer, 4 Szászszékes, Omlás, Feketevíz et Váraljafalu sont les dépendances du cháteau de Salgó, Tous les quatre ont un nom hongrois de méme que le ruisseau de Székes qui traverse le domaine (cf, hongrois szikes, székes ,,riche en soude, sodique") et cet Ecsellő—Acilau voisin qui au moyen áge était un domaine nobiliaire (pour son étymologie v, MEtSz. I, col. 1473—4). Szaszszékes reput son nom du ruisseau de Székes;il correspond, selon D. Onciu (Titlul lui Mircea cel Bátrán, Convorbiri Literare, 1902) au village Konca (en roumain Cun(a) d'aujourd'hui, qui se trouve á l'Ouest de Vízakna—Ocna Sibíului. Les trois autres villages correspondent á Omlás—Omla?, Szecsel—Sácele et Orlát—Orlat, situés á l'Ouest de Szeben. A.u moment dont il y est question, leur population parait avoir été composée de Hongrois et de Saxons ce qui est d'autant plus probable que le texte renvoie expressément á la population roumaine des cinq autres villages. 5 Les cinq villages roumains sont, comme nous apprendrons plus tard (v, la charte de 1383), les suivants: Grossdorf (auj. Szelistye—Sáli$te), Galusdorf (auj, Gális—Gale§), Grafendorf (auj. Válya—Vale), Budenbach (auj. Szibiel—Sibiel) et Krepsbach (auj. Kákova—Cacova), Leurs noms allemands semblent prouver que leur fondation dóit remonter au temps oű Corrardus de Talmács et son fils avaient possédé ces domaines, c'est-á-dire