Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
omnem collectam ac debitum eorundem Olacorum Alexandra reliquentes. Dátum per manus díscretí vírí magistrí Theodori, Albensis ecclesíe prepositi, aule nostrí vicecancellarii dilecti et fidelis nostrí, anno Dominí M-o CC-o nonagesimo secundo, sextodecímo Kalendas Julii, indictione quinta, regni autem nostrí anno secundo. L'origínal, sur parchemin, avec un sceau de cire attaché sur un cordon de soíe nőire et jaune, aprés avoír été conservé aux archives de Keresd des comtes Bethlen, se trouve actuellement aux Archives Nationales de Budapest. Edition: Századok, 1908, p. 577 (avec facsimilé). 21. 7 novembre 1293 Le roi André III fait savoir que, sur le conseil de ses barons, universos Olacos in possessionibus nobilium vei quorumlibet aliorum residentes 1 ad predium nostrum regale Scekes 2 vocatum, ordinassemus revocari, reduci et etiam compelli, redire invitus, si forte nostre in hac parte non acquiescerent parere iussioni. Etánt de buses). Les noms actuels tels que Kulyes (roum. Cuie§) ne sont plus analysables, mais en 1468 on avait encore Kewnesthe, Kwnesthew, c'est-á-dire Kénestő (signifiant ,,eau sulfurique", de kén „soufre" et tő „embouchure, partié inférieure", cf. Szamota-Zolnai, Oklevélszótár, col, 1003). En 1516 il y avait encore trois villages distincts: Magyarhoz, Oláhbóz et Tótbóz, mais aujourd'hui il n'en existe plus qu'un eeul: la commune de Bóz — Boz, habitée par des Roumains. A Marosbrettye—Bretea de Mure§ on trouve en 1332 une église catholíque qui témoígne de la présence d'une populatíon non-roumaine. Plus tard la commune sera entiérement roumanisée. Pour les données cf, Csánki, V. Les faits que nous venons de citer, font nettement voir qu'au milieu du XIII e siécle cette région était encore peuplée de Hongrois, et qu'elle ne fut envahie que plus tard par les Roumains venus des montagnes voísines et du Sud. Ce processus aboutit d'ailleurs á une roumanisation compléte de la région (cf. L. Tamás, AECO. II, p. 337), 4 La colonisation des Roumains n'était possible qu'en vertu d'une permíssion royale puisqu'en Transylvanie les alpages constituaient des domaines royaux, et les bergers roumains qui y faisaient paitre leurs bétes, étaient soumis á l'autorité du roi et obligés de lui payer la „quinquagesima". En les transférant dans un domaine privé, on eűt enlevé au roi une partié de ses revenus. C'est pourquoi les rois s'opposérent pendant longtemps aux essais de colonisation des personnes privées, 1 Pendant les guerres intestines qui avaient lieu au temps de Ladislas IV, les propriétaires ecclésiastiques et civils paraissent avoir établi dans leurs villages dévastés par les Mongols un nombre toujours croissant de ces bergers roumains qui, jusque-lá, avaient fait paitre leurs troupeaux sur les páturages royaux, Pour mettre fin á ces abus et pour s'assurer la „quinquagesima", André III voulut fairé rentrer ces bergers, qu'il considérait comme des