Szakcikk gyűjtemény
Dr. H. Naegeli-Akerblom: A travers l'histoire de la médecine
956 Schweizerische Rundschau fur Medizin — Revue suisse de médecine. A travers l’histoire de la médecine. Premiere leírón du semestre d’été 1910. Dr. H. Naegeli-Akerblom P. D. Les découvertes et inventions médicales des derniéres 50 années représentent de tels progrés tant aux yenx du grand public, qu’a ceux des étudiants en médecine, voire des médecins, que j’ai sou- vent entendu émettre 1’opinion que 1’étude de l’histoire de la médecine pouvait étre intéressante pour quelques amateurs, comparables aux collectionneurs de vieilles armes, qui ont perdu toute importance depuis l’invention de la poudre, de la dynamite, de la mélinite et toutes les -ites possibles. Toute 1’ anci enne médecine étant ren- fermée dans les ouvrages de Gralien et d’Hyppo crate, pour- quoi s’occuper de ces anciens, détronés par l’invention du microscope, la découverte des microbes, le radium, les rayons X etc. etc. Et la tendance actuelle c’est de savoir, de prévoir la médication de demain, si possible, de préférence ä celle d’aujourd’hui; quant ä celle d’hier, on hausse les épaules. Si César pouvait dire des Giaulois qu’ils étaient „rerum novarum cupidi“, on est tenté de dire que la médecine d’aujourd’hui est gauloise. Loin de moi la devise pure et simple „lege veteres, sperne recensiores“. J’admire autant que tout autre les progrés apparents ou réels du dernier siécle. Mais je trouve que la génération actuelle est trop préte ä accepter sans critique, aveuglément toute nouvelle théorie, toute nouvelle médication. Elle s’emballe pour Tune et pour 1’autre, prédit urbi et orbi des merveilles, et la banqueroute de ces promesses nuit tant au prestige de la médecine, qu’ä la confiance des malades. II suffit de retourner de 20 ans en andere pour constater la vérité de ce que j’avance. Quel ne fut l’enthousiasme universel en 1890, quand les journaux, les fils télégraphiques portérent partout la nouvelle de la découverte, faite par un de nos grands savants, d’un reméde guérissant les tuberculeux, voir permettant de diag- nostiquer le mai dés son début. (II est vrai que le savant lui-méme n’avait publié sa découverte qu’obligé par le chef de son pays.) Mais que de vaines espérances suscitées par cette nouvelle, que de désespoirs quant on vit de nouveau qu’une fois de plus la pierre philosophale n’avait pás été découverte! Je ne parle pas des morts par suite de la confiance aveugle avec laquelle bien des praticiens employérent le reméde. Car encore ces derniéres années il n’en a pás été autrement; quel emballement pour toutes les découvertes soi- disant nouvelles! Et pourtant, si l’on connaissait mieux l’histoire de la médecine, ou plutőt la médecine ancienne, on serait plus réservé pour accepter les découvertes nouvelles les yeux fermés,