Szakcikk gyűjtemény
Dr. H. Naegeli-Akerblom: A travers l'histoire de la médecine
Schweizerische Rundschau für Medizin — Revue suisse de medecine. 957 larceque teile célébrité la préconise, on examinerait mérne des dées nouvelles dönt la mérne autorité ne veut pas entendre larler, vu qu’elles vont ä l’encontre des siennes, ou qu’elles íe proviennent pás de son école! Pourtant, ä quoi bon s’occuper de la médecine ancienne, m’a-t-on íouvent objecté; n’est-ce pás seulement depuis cinquante ans que a Chirurgie, dönt les résultats sont les plus tangibles tant pour e médecin, que pour le grand public, a pu se développer grace i l’antisepsie, a l’anesthésie, choses inconnues jusque-la. Est-ce aussi sűr qu’on veut bien le dire et erőire? Mais que lire alors des opérations et des opérateurs des temps néolithiques? Jar nous avons de nombreux cranes de ces temps-la qui ont été répanés; on a bien voulu affirmer que cette opération était pra- iquée aprés la mórt, afin de laisser partir lame du défunt, comme :ela ce pratiquait encore chez les Indiens du Michigan.1) Mais fientot on put se convaincre que la trépanation n’avait pás été >ratiquée seulement sur les cadavres, mais aussi sur les vivants, lar on trouva des cranes montrant des signes manifestes de la licatrice osseuse autour de l’ouverture artificielle. On avait done tarfaitement ősé, il y a des milliers d’années, de faire une opération hirurgicale trés grave, et réputée teile de nos temps, malgré ’asepsie, l’antisepsie et la narcose, si bien qu’il y a une quinzaine l’années presque tous les épileptiques trépanés pour soupgon d’é- tilepsie jacksonienne moururent ä bréve échéance. Et il y a des ciilliers d’années les personnes opérées survivaient assez longtemps tour que la cicatrisation put se faire! Comment pratiquait-on l’opération? On peut en juger d’aprés es méthodes employées encore aujourd’hui chez certains peuples. Unsi en Cornouailles existe une famille dönt les membres exercent a profession de trépanateurs depuis les temps les plus anciens de »ere en fils, sans avoir de diplomes de Chirurgien. La mortalité léja au XVIIIe siede était tellement minime qu’elle frappa les mé- ecins officiels. On faisait de une ä deux trépanations par semaine. Jn des pays européens oű la trépanation se pratique le plus sou- ent de nos jours, c’est le Monténégro, le pays de la vendetta et ies combats. Un paysan monténégrin (Milianic) blessé ä la tété e supporte les maux de tété que durant 40 jours, aprés ce délai ! se fera trépaner. (Disons en passant que le blessé fait constater i lésion par le sénat; l’agresseur dóit alors lui payer une certaine omme comme dédommagement pour les douleurs et l’incapacité e travail causées par l’opération, ou bien se soumettre ä la *) *) Presque toutes ces dates sont tirées de 1’excellent livre de Hovorka et Krotieid: Vergleichende Volksmedizin, Strecker & Schroeder, Stuttgart, 1909.