Papers and Documents relating to the Foreign Relations of Hungary, Volume 2, 1921 (Budapest, 1946)
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70 1921 sous ladite domination étrangère. Un accord préalable a été préparé par la Mission militaire interalliée à Pécs aussi bien pour l'évacuation de la région de Szeged que pour celle de la Bácska et de la Baranya, les mesures spéciales pour la région de Szeged ne paraissent donc nullement motivées. 1 Le motif invoqué par le Gouvernement de Belgrade, à savoir que la prolongation de l'occupation de la région de Szeged était nécessitée par le besoin de contrôler le tronçon hongrois de la seule ligne directe reliant les territoires serbes de part et d'autre de la Tisza, est absolument dépourvu de fondement et ne peut être sérieusement maintenu, car la communication ferroviaire directe entre les territoires serbes situés sur les deux bords de la Tisza est suffisamment assurée par le pont de chemin de fer de Zenta, non loin de Szeged. Cette circonstance paraît être prouvée aussi par le fait que — comme le Gouvernement royal hongrois l'a appris — la direction des Chemins de fer serbescroates-slovènes a l'intention de diriger le Simplon-express par la ligne Szabadka—Zenta —Csóka—Nagykikinda en évitant ainsi le transit par territoire hongrois. Dans ce but, ladite ligne sera transformée en ligne de première classe. D'autre part, les directions des Chemins de fer royaux hongrois et royaux serbes-croatesslovènes sont en train de faire des arrangements concernant l'entrée des trains serbes en gare de Szeged. 2 Comme la Conférence peut se rendre compte par ce qui précède, la sauvegarde des intérêts que le Gouvernement de Belgrade a invoqués pour justifier l'occupation des environs de Szeged n'exige nullement la présence des troupes serbes dans ledit territoire. Toutefois, pour éviter des soupçons sur ses bonnes intentions d'exécuter le Traité de Trianon, le Gouvernement royal hongrois accepte la proposition de la Conférence des Ambassadeurs et se déclare prêt à entrer en négociations directes avec le Gouvernement royal serbe-croate-slovène conformément aux dispositions de l'article 302 dudit Traité. Je tiens cependant à souligner que, du point de vue juridique, il ne saurait être établi aucun rapport entre l'évacuation de la région de Szeged ou de n'importe quel autre territoire occupé par l'armée royale serbe-croateslovène et l'arrangement visé par l'article précité. 1 Supra, Doc. No. 45. 2 Cf. supra, Doc. No. 53.