Papers and Documents relating to the Foreign Relations of Hungary, Volume 2, 1921 (Budapest, 1946)

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25 i l Mais avant d'entrer dans les détails d'un tel échange, je voudrais résumer brièvement les démarches qui ont eu lieu en cette matière jusqu'ici, pendant qu' a été traité avec l'entre­mise du Haut-Commissariat de France. Je le fais d'autant plus volontiers que je suis sûr qu'un tel éclaircissement dissipera tout malentendu qui — à mon grand étonnement — a surgi dans l'esprit de votre Gouvernement, ainsi que dans l'opinion publique de votre pays quant à la manière dont le Gouverne­ment royal hongrois aurait traité cette question. Le Gouverne­ment royal roumain pourra ainsi juger lui-même et constater qu'aucune négligence, voire mauvaise volonté, ne saurait être reprochée à cet égard au Gouvernement royal hongrois, qu'au contraire, il a fait preuve en cette affaire de la plus grande fran­chise, et déployé les plus grands efforts pour mener le plus tôt possible à bonne fin l'échange qui a été visé. Cette attitude est, du reste, tout ce qui pouvait être de plus naturel, la prompte réalisation de ce projet ayant été à l'avantage du Gouvernement royal hongrois au moins au même degré qu'à celui du Gouver­nement royal roumain, si l'on pense que le Gouvernement royal hongrois a à se soucier pour un nombre beaucoup plus considé­rable de prisonniers que le Gouvernement royal roumain, étant donné que le nombre des prisonniers politiques roumains déte­nus en Hongrie dépasse à peine une dizaine. Cet éclaircissement vous prouvera à l'évidence que la raison unique du retard de l'échange était le manque d'une communication directe entre les deux Gouvernements. La nécessité d'avoir recours à l'obli­geante entremise du Haut-Commissariat de France à Budapest, qui de son côté s'est servi de l'intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères à Paris, fut en elle-même la cause d'un grand retard, et aussi de beaucoup d'erreurs de transmission qui ren­daient impossible d'aboutir promptement à une entente. Le Gouvernement royal hongrois répondit par sa note ver­bale No 5719/pol. datée du I e r septembre de l'année passée 1 — dont copie également ci-jointe sous lettre B), — immédiate­ment — à peine quatre jours après la réception de la note précitée de M. Fouchet — à la proposition du Gouvernement royal rou­main par une acceptation sans condition et sans exception quant à la libération de tous les prisonniers politiques que le Gouver­1 Vol. I, Doc. No. 622.

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