Diplomáciai Iratok Magyarország Külpolitikájához 1936-1945, 2. kötet
Iratok - VI. Magyarország külpolitikája a müncheni konferenciától az első bécsi döntésig (1938. október 1—november 3.)
közölni fogja müncheni négy nagyhatalommal és Lengyelországgal, hanem katonai intézkedésekben. Köszönje meg Bee k-nek eddigi őszinte baráti támogatását és adjon kifejezést alapos reményének, hogy eme taktikát ő is helyeselni fogja. Kánya Küm. számjel. 1938—kimenő—Varsó. Másolat. 525. A MAGYAR KORMÁNY JEGYZÉKE A MÜNCHENI EGYEZMÉNYT ALÁÍRÓ HATALMAKNAK Budapest, 1938. október 14. Le Gouvernement Royal de Hongrie, conformément au contenu du Protocole additionnel signé à Munich le 30 septembre 1938 par les Chefs des Gouvernements de l'Allemagne, de la France, de la Grande Bretagne et de l'Italie, à fait remettre au Gouvernement de la République Tchécoslovaque le 2 octobre dernier une note demandant l'ouverture immédiate de négociations amicales en vue de la mise en valeur du droit des nationalités de disposer d'elles-mêmes, comme elle a été réalisée au cours du réglement des réclamations des allemands de Sudètes. Cette note n'a pas manqué de souligner que l'aboutissement rapide des négociations ainsi proposées était dans l'intérêt non seulement des deux Pays mêmes, mais aussi dans celui de l'Europe entière. Dans une deuxième note remise au Gouvernement de Prague, le 3 octobre courant, le Gouvernement Royal de Hongrie a proposé le 6 octobre comme date de la réunion des deux délégations. Le Gouvernement tchécoslovaque en invoquant certains événements d'ordre politique intérieure, a demandé la remise de cette réunion poulie 9 octobre. Les propositions hongroises ont été transmises à la Délégation slovaque au cours de la première séance qui a eu lieu à cette date dans la soirée. La Délégation slovaque s'est servie de différents prétextes pour retarder la remise d'un réponse méritoire. Elle a allégué même son ignorance de la matière pour ne répondre aux proposition hongroises que le 18 courant. La première contre-proposition de la Délégation slovaque a eu plutôt l'air d'une moquerie. Elle s'est bornée notamment à offrir l'autonomie pour les Hongrois habitant le territoire actuel de la Slovaquie. Sur le refus ferme et net de M. de Kánya de négocier dans ces conditions, la Délégation slovaque s'est décidée à proposer la rétrocession de l'île de „Csallóköz" ce qui ne représente qu'une partie infime des territoires que le Gouvernement hongrois a indiqués comme étant à céder en vertu des décisions de Munich. Sur ces entrefaits les deux délégations se sont séparées avec l'intention de se réunir hier matin et de s'occuper de nouvelles propositions tchécoslovaques qui, cette fois-ci, auraient dû s'étendre sur tout le long de la frontière hungaro-tchécoslovaque. 792