Historische Blätter 6. (1934)
Fritz Reinöhl: Briefe der Kaiserin Maria Theresia an Erzherzog Maximilian Franz
17. Ce 30 septembre [1780]. Monsieur mon eher fils. Je ne vous éeris celle ci que par la poste en vous assurant que je suis revenut de Hof heureusement mais bien fatiguée, le chemin ayant été gáté par la pluie et pour me delasser. Je me suis fais arracher la derniére dents en haut, qui avoit 4 racines, n’étoit nullement gátée, il ne me faisoit grand mai mais un mal sourd, j’en remercie Dieu d’avoir prise cette résolution ayant eu deux racines comme mort, qui auroient put me causer un abcez; e’est ce que je craig- nois sen tant tant la máchoire vers l’oreille un battement; depuis qu’elle est dehors, tout est bien. Je voudrois en pouvoir dire autant de la Marianne, qui continue toujours ä rendre c’est qu’elle mange. J’ai recue votre lettre de Mergentheim qui m’at fait grand plaisir, je savois déjá avant de la recevoir le don de 200 ducats ä Straubing que vous avez refusé des fruits ä Linz ä cause des quatre tems et plusieurs autres traits, qui me font plaisir, done j’en remercie Dieu. Continuez, continuez ainsi, j’avoue que le röle n’est pas le plus facile, avec le secours du bon Dieu, un coeur droit et bon et de la bonne volonté on peut tout et on surmonte et suporte beaucoup. Je verrois de charger le courier ordinaire de France d’une lettre pour vous53, je vous embrasse bien respectueusement, le tendre ne convient pas. Adieu. 18. Ce 1 octobre [1780]. Monsieur mon eher fils. Pour que le courier puisse étre ä Paris le 10 je l’envois en droiture ä vous, vous ne l’arreterois que pour vous charger des touts les paquets pour Bruxelles que vous y enverrois par un hőmmé exprés toute de suite. La maladie de Staremberg m’allarme beaucoup, il me manqueroit encore cela, s’il devenoit inutil ou moureroit, mérne c’étoit á prévoir; un hőmmé droite, zélé et attachée ne peut soutenir un traitement pared, Miltiz suivra de prés célúi ci, que pourat il faire, les contradictions sont tels que cela fait peur pour l’avenir; tout est d’un abbatement extrémé et moi plus que d’autres par mintes raisons et sans aide. Si vous voulez aj outer quelques mots d’amitié et intérét pour Staremberg, cela pouroit le relever, car il vous est réellement attaché et du tems que d’autres et Rosemberg ne vous rendoit justice lui voyoit claire. Vous voilá au milieu des vos chapitres et avec votre électeur; si vous trouvez bon de lui faire mon compliment, je vous charge de dire tout ce que vous trouverois bon ä lui, ä Belderbusch 54 ou ä d’autres. Je suis 53 Nr. 18. 54 Freiherr (seit 2. Februar 1782 Graf) Kaspar Anton Belderbusch, kurkölnischer Staatsminister. 38