Historische Blätter 4. (1931)
Fritz Reinöhl: Aus dem Tagebuch der Erzherzogin Sophie
21. November. L’horizon politique est sombre, hélas! je voudrois fermer les yeux devant l’avenir! On ne peut que se jeter dans le bras de Dieu en priant et en gémissant! 22. November. ... je commen^ois ä lire une petite brochure „Unsere Politik“ d’un docteur Franz 83 ä Bubi, que l’empereur me préta et qui est parfaitement écrite, avec vérité et les meilleurs sentiments poli- tiques. 30. November. [Olmützer Konferenzen. Felix Schwarzenberg] est revenu ce matin avec Fespoir de la paix. 3. Dezember. . . . que le roi de Prusse avoit accepté le résultat de la conférence á Olmütz. Dieu en sóit loué miile fois! 9. Dezember. Je re5us ä midi le bon vieux Kübeck que l’empereur a nőmmé chef du Reichsrath qu’il doit constituer avec Félix Schwarzenberg, ce qui fait une sensation excellente. Dieu merd! 1851. 15. Jänner. L’empereur vint me chercher pour me dire que je devois inviter tous les ministres pour ce soir (Schwarzenberg étoit invité d’ail- leurs, il est retourné hier de Dresde) pour qu’on ne puisse erőire qu’ils sont tombés tous en disgrace, une crise se préparant qui fera sortir un de ces ministres du ministére. 7. Februar. Léopold Rénier 83 84 qui s’est rendu de Hambourg, oü il est avec nos troupes, ä Berlin y a été re?u le plus solennellement et le plus cordialement du monde. Albert de Saxe y a été appelé pour le voir et une dépéche télégraphique hier pria l’empereur de laisser Léopold un jour de plus ä Berlin. Quel beau et glorieux moment pour l’Autriche et nos troupes s’ont portées depuis Kronstadt en Transylvanie jusqu’au Rhein et depuis Ancöne jusqu’ä l’Elbe et jusqu’au Dänemark uniquement pour remettre partout l’ordre et la légalité sans aucune pensée de con- quéts et d’empiétement sur les droits d’autrui. L’empereur parle de ce moment avec un coeur tressaillant de joie et des yeux rayonnants d’un orgueil légitime puisqu’il est basé sur la gloire de son armée! 13. Februar. Au bal hier j’entendis beaucoup parier de la joie des Hongrois de ce que l’empereur avoit été ä leur bal et accompagné de 83 Konstantin Frantz, pol. Schriftsteller, die genannte Schrift erschien 1850 in Berlin. 84 Erzh. Leopold Rainer, Feldmarschalleutnant. 134