Folia archeologica 22.
V. Ember Mária: A textilgyűjtemény új hímzései
234 M. V. EMBF.R et espagnols des XV e-XVII° siècles et aux broderies anglaises et italiennes des XVI e et XVII e siècles. Sur les reliefs des Sassanides et aux dessins des soies byzantines datant de l'année environ 600 la rosace à raies a quatre pétales. On la trouve sur les brocarts de la Renaissance en Italie sous la forme d'une églantine à cinq pétales et aux broderies hongroises comme une rosace de cinq à huit pétales. La préfiguration de la feuille hastée et dentelée se démontre dans l'ornementation des objets d'argent des Sassanides et elle est le motif généralement employé des textiles du moyen âge. La feuille dentelée composée de rangées de feuilles est caractéristique des ornements des tissus français, italiens et espagnols. Dans le goût oriental, le centre de la feuille était orné d'une rangée de feuilles. Sur les broderies hongroises toutes les deux variantes peuvent être observées. La grenade à tranches est un ornement préféré et fréquent partout en Europe dans l'art du textile de la Renaissance. L'ananas apparaît au XIV e siècle sur les textiles italiens, turcs et persans. Son dessin et l'ornamentation de sa surface changeait suivant le style de l'époque et le goût local. Le remplissage décoratif inorganique était propre aux tissus persans, le lys à cinq pétales est, par contre, un ornement caractéristique de la Renaissance. La rangée de feuilles à palmette nous évoque le bassin de fontaine nervuré de la Renaissance et des vases pareils à celui-ci. La bordure à fleurs à rinceaux est un ornement typiquement renaissance. La broderie du plat d'oreiller montre des éléments de style renaissance. Les dessins d'ornement judicieusement et légèrement composés, les couleurs pâles et fanée, l'aspiration à l'effet de plasticité par l'application des contours en or bref, tout nous porte à conclure sur l'origine renaissance. Ce n est que quelques éléments d'ornement qui viennent de l'Orient. La matière du plat d'oreiller est batiste, le fil à broder est fait de soie non moulinée et de ruban d'argent doré enroulé autour de la soie blanche. Sa technique aux points au passé oblique également à côté droit et à l'envers est caractéristqiue des broderies exécutées au milieu du XVII e siècle. La broderie du plat d'oreiller a été donc faite en Hongrie au milieu du XVII e siècle et elle est l'ouvrage d'une hongroise qui connaissait bien même les broderies turques. Une autre acquisition du Cabinet de Textile et une bordure de drap ( fig. j) faite de linon fin avec une broderie se composant de fil d'or et d'argent. Sur la bande centrale alternent d une manière opposée des tulipes à cinq pétales et des grenades écloses, les premières couronnées de quatre feuilles lobées, les secondes de quatre feuilles dentelées. Les feuilles sont réunies à leur point de jonction par des rosettes. Des grenades écloses et fermées, réunies par des rinceaux arqués, alternent dans les deux champs étroits extérieurs. La technique de la broderie: fil plat couché, fixé par des points faits avec fil de soie blanche et mince selon des ornements géométriques. Le dessin varie selon les éléments d'ornement, tandis que le remplissage par fil d'or ou d'argent alterne par champ ce qui donne à la broderie un fin éclat iridescent. La pièce suivante, une broderie en couleur cerise d'un oreiller du XVII e siècle cousue d'un travail d'aiguille à fils de soie et d'or dit de perse ressemble, quant au dessin, à la précédente. Dans le champ central des rosaces à quatre et à six pétales alternent, chacune entourée de quatre feuilles, les deux champs extérierus ont une rangée de plants. Nous avons un drap provenant du début du XVIII e siècle, dont