Folia archeologica 18.

Zoltán Kádár: Quelques aspects de la détermination zoologique des cervidés scythiques, a propos de celui a Zöldhalompuszta

QUELQUES ASPECTS DE LA DETERMINATION ZOOLOGIQUE DES CERVIDÉS SCYTHIQUES, À PROPOS DE CELUI À ZÖLDHALOMPUSZTA Il est connu que dans la masse de monuments de la civilisation des arts des steppes eurasiennes de l'Antiquité, les représentations d'animaux avaient une importance toute particulière. Le problème du «style animal» 1 des Scythes a été analysé en détail par les recherches, en jetant de la lumière sur le fond religieux de cette civilisation, 2 l'attention portée à la recherche de la préfiguration immé­diate des animaux représentés était toutefois moins évidente. Et pourtant, pour connaître les civilisations de ces régions, il n'est pas indifférent de savoir si les artistes nomades connaissaient et à quel degré la nature, le règne animal autour d'eux, quels étaient les animaux qu'ils représentaient et si ces représentations étaient proches ou non à la réalité. Pour pouvoir déterminer les représentations animales du cycle de civili­sations scythe, l'ensemble du matériel doit être considéré ; il faut même étudier les diverses manifestations de celles-ci par rapport à la réalité ; en d'autres ter­mes, pour un monument donné, non seulement le rapport concret de la repré­sentation et l'animal representé doivent être observés, mais il importe de savoir que le même animal dans la même civilisation avait été représenté en de divers monuments sous de diverses formes: d'une part sous une forme réalistique, d'autre part sous une forme stylisée. De ce point de vue, le groupe le plus important des représentations ani­males de la Hongrie de l'époque des Scythes, le groupe des cervidés, en premier lieux celui des cervidés en or, pose non seulement le problème, par ailleurs très important dans la détermination zoologique, de l'imitation plus ou moins réussie de l'animal vivant, mais il faut tenir en considération le problème de leur repré­sentation réaliste par rapport à d'autres représentations de cervidés. Ainsi dans les limites de cette étude sommaire le problème de la détermination zoologique de notre plus importante et plus spécifique trouvaille — de celle de Zöldhalom­puszta 3 — (Fig. 20) la trouvaille du cerf en or de la Hongrie, ne peut être résolu 1 Le problème est récapitulé par: Borovka, G., Scythian Art. (London 1928) ; Rostovtzeff, M., The Animal Style in South Russian and in China. Princeton Monographs in Art and Archeology 14. (Princeton 1929) surtout p. 63 et sqq.; Schefold, K., Der skythische Tierstil in Südrussland. ESA 12 (1938) surtout p. 34 et sqq.; Minns, E. H., The Art of the Northern Nomads. Proceedins of the British Academy 28 (1942) p. 57 et sqq. ; Rudenko, S. /., Gornoaltajskie nachodki i Skifi. (Moscou-Leningrad 1952) pl. 188 et sqq. ; Loehr, M., Stag Image in Scythia and the Far East Archives of the Chinese Art Society of America 9 (1955) p. 65 et sqq. 2 P. e. Alföldi A., Die theriomorphe Weltbetrachtung in den hochasiatischen Kulturen. AA 1931. p. 393 sqq. ; Idem, Die geistigen Grundlagen des hochasiatischen Tierstiles. FuF 7 (1931) p. 278 et sqq.; Plus récemment: Abaev, V. I., Osetinskij jazik i folklór. I. (Moscou-Leningrad 1949) p. 37. Publié par: Fettich N., La trouvaille scythe de Zöldhalompuszta. AH 3. (Bp. 1928) ; Conf. encore p. e. Idem, Der skythische Fund von Gartschinowo. AH 15. (Bp. 1934) p. 32 sqq., pl., V. ; Lengyel /., A szkita aranyszarvas (Le cerf scythique en or). (Bp. 1956) p. 1., pl. II. ; Talbot Rice, T., Les Scythes. (Paris 1957) p. 108, 168, 201, pl. XXVII.

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