Folia archeologica 17.

ifj. Fehér Géza: A Magyar Nemzeti Múzeum hódoltság kori ezüstcsészéi

LES COUPES D'ARGENT DES TEMPS DE LA DOMINATION OTTOMANE 197 avec des lignes ondulées des champs alternatifs unis et ornés (fig. 69/1). Dans cette étude, nous offrons en parallèle à la rosace à six pétales du fond de cette pièce (fig. 66/1) l'ornementation semblable à la coupe d'argent de la trouvaille de Makó (fig. 66/2). Les pointes de la rosace au fond des coupes représentées dans les figures 69/2, 68/1 ont été reliées par un arc (fig. 66/3). Des rosaces semblables apparurent déjà aux XI e et XII e siècles aux monuments de poterie d'origine orientale (fig. 66/4 ; une terrine mise au jour à Patleina, en Bulgarie), alors que cette ornementation est bien connue des coupes turques à sgrafittes de la Hongrie du XVI e siècle. Les huit pétales d'un autre type de rosace ont été combinées par des tulipes à calice ouvert (fig. 66/5—7). La collection du Musée National Hongrois conserve cinq pièces de coupes d'argent dont le style diffère du style des pièces étudiées ci-dessus. L'une des coupes (fig. 65/2, 67) porte une inscription en vieux slave (fig. 77/1—2). Une autre pièce, ornée également de figures animales relevées en bosse (fig. 68/2) porte audessous du bord de l'orifice une courte inscription aux caractères rudimentaires en vieux slave (fig. 75/2). Une statuette de bouc allongé a été appliquée au fond de la troisième pièce (fig. 68/1). Les deux pièces suivantes appartenant au même groupe de monuments sont ornées de bustes de saints. L'une d'elles (fig. 73/1) porte une inscription en vieux slave (fig. 76/1—2), l'autre est richement ornée en bosse. Une coupe semblable à inscription, ornée de six échassiers relevés en bosse (fig. 74, 75/3) est connue de la collection archéologique du Musée National Bulgare. L'une des coupes (fig. 70/2) conservées au Musée National Hongrois ne diffère que par son ornementation simple des types de coupes étudiés ci-dessus. Et, pour terminer, mention doit être faite encore de l'ensemble de trouvailles de Szentbenedek (Transylvanie) (fig. 71/1—2, 72/1—2) offert en 1935, à titre onéreux, au Musée et se composait de deux coupes à ornementation géométrique (fig. 71/1—2) et de deux autres à ornementation à plantes (fig. 72/1—2). Dans l'étude et l'appréciation scientifique des coupes d'argent de l'époque de la domination ottomane conservées du Musée National Hongrois, les monu­ments semblables conservés dans la collection archéologique du Musée National Bulgare de Sofia nous ont fourni un appui considérable. A Constantinople, capitale de l'empire ottomane au XV e siècle, outre les orfèvres turcs, des orfèvres arméniens et persans execèrent également leur métier. Le développement de l'artisanat était favorisé par cette circonstance, car une grande richesse des ornements et des formes en était née. En plus, grâce aux contacts permanents des orfèvres des diverses provinces, une inter­pénétration fructueuse des styles eut lieu dans le premier siècle déjà entre les artisans turcs, grecs, bulgares et yougoslaves. Nous avons des données sur les rapports directs de la Transylvanie et de l'empire ottoman d'une époque ultérieure ; le prince Georges Rákóczi avait un orfèvre dans sa cour de Gyulafehérvár qu'il fit venir de Constantinople. Les nouvelles formes de l'orfèvrerie développées aux Balkans sous la domi­nation ottomane parvinrent aussi à Buda. Des documents anciens mentionnent par nom des orfèvres qui étaient nés à Uskub, Pozega et Belgrade, y firent leur

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